Aller au contenu principal

L'interface d'Excel : rubans, feuilles et cellules

Ce que ce chapitre apporte 7 points
  • Repérer les cinq zones de l'écran et dire à quoi sert chacune.
  • Reconnaître ce que le tableur a compris d'une saisie, et l'empêcher de se tromper.
  • Expliquer pourquoi une date est un nombre, et calculer une durée par une soustraction.
  • Importer un relevé .csv exporté en anglais sans perdre ses nombres, et le prouver avec NB et NBVAL.
  • Figer les en-têtes, insérer ou supprimer une ligne, prolonger une série, employer le remplissage instantané.
  • Sélectionner un bloc et employer les raccourcis qui remplacent un geste de souris répété.
  • Choisir le format d'enregistrement, et savoir ce que le .csv détruit.
Avant de calculer quoi que ce soit, il faut savoir où l'on met les pieds. L'écran d'un tableur semble chargé au premier abord, mais il se résume à quelques zones qu'on repère vite. Ce chapitre fait le tour du propriétaire, puis s'attarde sur ce qui pose le plus de problèmes en pratique : la façon dont une donnée est comprise, au moment où on la tape comme au moment où elle arrive d'un appareil de mesure. Il se termine sur les gestes qui font gagner du temps sur un long tableau.

Les zones de l'écran

De haut en bas, cinq zones suffisent à s'orienter.

Cinq zones, et à quoi elles servent.

Le ruban. Les onglets Accueil, Insertion, Données, Affichage, et le reste. Tout s'y trouve, et l'on n'y va que quand on ne connaît pas le raccourci.
La zone de nom, tout à gauche sous le ruban. Elle affiche la référence de la cellule sélectionnée, et c'est aussi le moyen le plus rapide d'atteindre une case lointaine.
La barre de formule, juste à droite. Elle montre le contenu réel de la cellule, qui n'est pas toujours ce que la grille affiche.
La grille. Les colonnes en lettres, les lignes en numéros.
La barre d'état, tout en bas. Elle affiche discrètement la somme, la moyenne et le nombre de cellules sélectionnées : un total rapide sans écrire la moindre formule.

Dans Excel
  1. Cliquer dans la zone de nom, à gauche de la barre de formule.
  2. Taper une adresse, par exemple B250, ou une plage, par exemple A1:D250.
  3. Valider avec Entrée : la cellule est atteinte, ou la plage sélectionnée.
La barre d'état, le calcul qu'on oublie

Sélectionner une plage de nombres et regarder en bas à droite : la somme, la moyenne et le nombre de valeurs s'y affichent aussitôt.

C'est le moyen le plus rapide de vérifier un total sans polluer la feuille d'une formule provisoire qu'on oubliera d'effacer.

Un clic droit sur cette barre permet d'ajouter d'autres indicateurs, dont le minimum et le maximum.

Ce que le tableur comprend d'une saisie

C'est le point qui coûte le plus de temps aux débutants, et il mérite qu'on s'y arrête.

Le tableur interprète, il n'enregistre pas bêtement
Au moment où l'on valide une saisie, le tableur décide tout seul de ce qu'il vient de recevoir : un nombre, une date, du texte, ou une formule. Cette décision est prise une fois, et elle conditionne tout ce qui suivra.
Ce qui commence par = devient une formule.
Ce qui ressemble à un nombre devient un nombre, aligné à droite.
Ce qui ressemble à une date devient une date, ce qui est parfois une catastrophe : 3-4 se transforme en 3 avril, et un code article comme 05-2024 devient mai 2024.
Tout le reste devient du texte, aligné à gauche.
Pour forcer une saisie à rester du texte quoi qu'il arrive, la faire précéder d'une apostrophe : '05-2024 reste le code article.
Dans Excel
  1. Sélectionner la colonne des codes en cliquant sur sa lettre, avant d'y saisir quoi que ce soit.
  2. Ctrl + 1 ouvre la boîte Format de cellule : onglet Nombre, catégorie Texte, puis OK.
  3. Saisir ensuite les codes : 05-2024 reste 05-2024, aligné à gauche.

Pour une case isolée, l'apostrophe suffit : taper '05-2024.

La feuille ci-dessous met les cas courants côte à côte. Cliquer sur chaque cellule de la colonne A, regarder son alignement, puis lire la barre de formule.

A7fx
AB
1SaisieCe que le tableur en a fait
224un nombre : aligné à droite, calculable
324 mmdu texte : aligné à gauche, ignoré par SOMME
424une formule : la case montre 24, la barre montre le calcul
512,5un nombre décimal : la virgule est la marque française
612.5du texte : le point n'est pas une marque décimale ici
760,5le total de la colonne A
8  

A7 contient la formule =SOMME(A2:A6), et affiche 60,5. Les cellules qu'elle utilise sont teintées.

Cinq saisies d'une cote dans la colonne A, et leur total. Le total vaut 60,5 et non 97 : « 24 mm » et « 12.5 » sont du texte, et une somme ignore le texte sans rien signaler. Cliquer sur chaque case de la colonne A pour voir dans la barre de formule ce qui y est réellement écrit.
Une somme fausse ne prévient jamais
La cellule A7 affiche 60,5. Le total attendu était 24 + 24 + 24 + 12,5 + 12,5 = 97.
Deux valeurs manquent à l'appel, parce que 24 mm et 12.5 sont du texte. Et SOMME ignore le texte : elle ne rend pas d'erreur, elle ne souligne rien, elle donne simplement un résultat faux.
C'est le défaut le plus dangereux du tableur, précisément parce qu'il est silencieux. Le réflexe de vérification tient en une seconde : regarder l'alignement de la colonne. Une valeur collée à gauche parmi des nombres alignés à droite, et le total est à refaire.

Sur une colonne de cinq valeurs, l'œil suffit. Sur un relevé de trois cents lignes récupéré d'un collègue, il faut un contrôle qui compte à sa place, et deux fonctions le font. NB compte les cellules qui contiennent un nombre, NBVAL compte les cellules non vides, quel que soit leur contenu. Leur différence est le nombre de cases que le tableur a prises pour du texte.

B11fx
AB
1MachineConsommation du mois (kWh)
2Compresseur1840
3Four de traitement3 250 kWh
4Tour CN 1612
5Tour CN 2587,5
6Centre d'usinage1420.5
7Éclairage atelier410
8Total3449,5
9Cases remplies6
10Dont nombres4
11Cases à reprendre2
12  

B11 contient la formule =B9-B10, et affiche 2. Les cellules qu'elle utilise sont teintées.

Le relevé mensuel des compteurs d'un atelier. Six cases remplies, quatre nombres seulement : l'unité tapée après 3 250 et le point de 1420.5 ont fait deux textes, que le total de 3 449,5 kWh ignore sans rien dire. Le vrai total est 8 120 kWh.
À manipuler
Retaper la consommation du four en 3250, sans espace ni unité : elle passe à droite, le total bondit et les cases à reprendre tombent à 1. Corriger ensuite 1420.5 en 1420,5 : le compteur tombe à 0, et le total atteint 8 120. Un zéro dans cette case est la seule preuve que la colonne entière est calculable.
Vérification rapideon peut se reprendre

1.Où lit-on le contenu réel d'une cellule, formule comprise ?

2.Une somme donne un résultat inférieur à l'attendu, sans message d'erreur. La cause la plus probable est…

3.Comment empêcher 05-2024 de devenir une date ?

Une date est un nombre

Ce que le tableur reconnaît comme une date, il l'enregistre comme un numéro de jour. Dans le calendrier qu'Excel emploie par défaut sous Windows, le 1er janvier 1900 porte le numéro 1, et le 1er janvier 2024 le numéro 45 292. Ce qu'on lit dans la case, « 01/01/2024 », n'est qu'un habillage posé sur ce nombre. Trois conséquences en découlent.

Une durée est une soustraction. Une machine révisée le 15 mars 2024 et contrôlée le 29 mai 2024 : avec les deux dates en A2 et B2, =B2-A2 rend 75, le nombre de jours écoulés, parce que le tableur calcule en réalité 45 441 moins 45 366. De la même façon, =A2+90 donne la date qui tombe quatre-vingt-dix jours après la révision.

Le format ne change que l'habillage. Passer une date au format Standard affiche son numéro ; la repasser au format Date la rhabille. Si le résultat d'une soustraction de dates s'affiche lui-même comme une date du début de 1900, c'est le bon nombre sous le mauvais habillage : il suffit de mettre la case au format Standard.

Une date prise par erreur est perdue. Le code article 05-2024, transformé en mai 2024, est devenu le jour 45 413, le 1er mai 2024. Mettre la case au format Texte n'affiche plus que ce numéro : le code d'origine n'est nulle part, et seule une nouvelle saisie le rétablit. C'est pourquoi le format Texte se pose avant la saisie.

La feuille interactive de ce site ne connaît pas les dates : ces calculs se vérifient dans Excel.

Dans Excel
  1. Taper 15/03/2024 en A2 et 29/05/2024 en B2.
  2. En C2, taper =B2-A2 et valider : le résultat vaut 75.
  3. Sélectionner A2, puis Ctrl + 1, onglet Nombre, catégorie Standard, OK : la date devient 45366.

Si C2 affiche une date de 1900 au lieu de 75, lui appliquer de la même façon la catégorie Standard.

Importer un relevé d'appareil

Un enregistreur de température, un banc d'essai ou un logiciel de supervision exportent leurs mesures dans un fichier .csv. Quand l'appareil est réglé en anglais, le fichier suit les conventions anglaises : un point comme marque décimale, et une virgule entre les colonnes. Un Excel réglé en français attend l'inverse, la virgule dans les nombres et le point-virgule entre les colonnes. Ouvert d'un double-clic, un tel fichier arrive donc mal, de l'une de deux façons selon sa forme : tout le relevé tassé dans la colonne A, chaque ligne réduite à un seul texte, ou des colonnes bien séparées dont les mesures, écrites avec un point, ne sont pas des nombres.

Le second cas est le plus traître, parce que la feuille a l'air juste. Le relevé ci-dessous en est un exemple.

B9fx
AB
1MesureTempérature du four (°C)
21851.2
32853.7
43849.9
54852.4
65855.1
76850.3
8Cases remplies6
9Dont nombres0
10Moyenne#DIV/0!
11  
B10 #DIV/0!

B9 contient la formule =NB(B2:B7), et affiche 0. Les cellules qu'elle utilise sont teintées.

Six relevés de l'enregistreur d'un four de traitement, exportés en anglais. Les six cases sont remplies, aucune n'est un nombre : toute la colonne est collée à gauche, et la moyenne, faute de nombres à moyenner, rend #DIV/0!.
À manipuler
Retaper la première mesure en 851,2 : le compteur de nombres passe à 1, et la moyenne affiche 851,2 °C, une température parfaitement plausible, calculée sur une mesure au lieu de six. Retaper les cinq autres avec une virgule : les deux compteurs s'accordent à 6, et la vraie moyenne vaut 852,1 °C. Une moyenne plausible ne prouve rien ; l'accord de NB et de NBVAL, si.

La bonne façon de s'en sortir est de ne pas ouvrir le fichier, mais de l'importer : l'import laisse choisir le séparateur de colonnes et la façon de lire les nombres.

Dans Excel
  1. Onglet Données, À partir d'un texte/CSV, puis choisir le fichier.
  2. Dans l'aperçu, vérifier que le Délimiteur est bien Virgule : les colonnes doivent apparaître séparées.
  3. Cliquer sur Transformer les données : l'éditeur Power Query s'ouvre sur le relevé.
  4. Clic droit sur l'en-tête de la colonne des mesures, Modifier le type, À l'aide des paramètres régionaux : choisir le type Nombre décimal et les paramètres régionaux Anglais (États-Unis), dont la marque décimale est le point, puis OK. Si Excel demande s'il faut remplacer l'étape existante, accepter.
  5. Onglet Accueil de l'éditeur, Fermer & charger : le relevé arrive dans une nouvelle feuille, en nombres.

Quand le fichier est déjà ouvert et qu'une seule colonne est touchée, on peut aussi réparer après coup, en remplaçant le point par la virgule dans cette seule colonne : chaque case modifiée est relue comme si on venait de la taper, et devient un nombre. Deux précautions. Sélectionner la colonne avant, sans quoi le remplacement touche aussi les références, les numéros de version et tout ce qui porte un point ailleurs dans la feuille. Et si les mesures portent aussi des séparateurs de milliers (1,250.5), renoncer : seul l'import les lit correctement.

Dans Excel
  1. Cliquer sur la lettre de la colonne des mesures pour la sélectionner, et elle seule.
  2. Ctrl + H ouvre Rechercher et remplacer : taper . dans Rechercher et , dans Remplacer par.
  3. Cliquer sur Remplacer tout : les mesures passent à droite.
  4. Contrôler aussitôt avec NB et NBVAL sur la colonne : les deux doivent donner le même nombre.

Par le ruban : onglet Accueil, Rechercher et sélectionner, Remplacer.

Le même piège attend un programme qui lit un relevé : en Python, le séparateur et la marque décimale se déclarent au moment de la lecture, comme le montre le chapitre pandas.

Vérification rapideon peut se reprendre

1.Deux dates sont en A2 et B2. Que rend =B2-A2 ?

2.Sur la colonne des mesures d'un relevé importé, NBVAL rend 240 et NB rend 0. Que s'est-il passé ?

Saisir et corriger

Trois façons de modifier une cellule, et elles ne font pas la même chose.

Sélectionner et taper remplace tout le contenu. C'est ce qu'on veut pour une correction complète.
Appuyer sur F2, ou double-cliquer, ouvre la cellule pour modifier au milieu, sans tout effacer. Indispensable sur une formule longue.
Cliquer dans la barre de formule fait la même chose, avec plus de place pour voir.
Et pour effacer : la touche Suppr vide le contenu en gardant la mise en forme, alors que « Effacer tout » du ruban retire aussi les couleurs et les bordures. Les deux existent parce qu'on veut rarement les deux à la fois.

Sélectionner sans souffrir

Cinq gestes qui remplacent tous les glissements de souris

Ctrl + flèche saute jusqu'au bout du bloc de données dans la direction choisie. Sur un tableau de dix mille lignes, on arrive en bas instantanément.

Ctrl + Maj + flèche fait la même chose en sélectionnant au passage. C'est le geste qui sélectionne une colonne entière de données sans attraper les cent mille lignes vides du dessous.

Ctrl + A sélectionne le bloc de données courant, puis la feuille entière si on l'appuie une seconde fois.

Ctrl + Origine ramène en A1, où qu'on se trouve.

Cliquer sur l'en-tête de colonne sélectionne la colonne entière ; un cliquer-glisser sur plusieurs en-têtes en sélectionne plusieurs.

Travailler sur un long tableau

Un relevé de production ou un registre de maintenance dépassent vite la hauteur de l'écran. Quatre gestes changent alors la vie.

Garder les en-têtes sous les yeux. Passé la quarantième ligne, on ne sait plus quelle colonne est la pression et laquelle la température. Figer les volets garde la ligne d'en-tête affichée pendant que le reste défile ; rien ne change dans les données, seulement dans l'affichage.

Dans Excel
  1. Onglet Affichage, bouton Figer les volets, puis Figer la ligne supérieure : la ligne 1 reste en place quand on descend.
  2. Pour garder aussi la première colonne, celle des noms de machines par exemple, sélectionner d'abord la cellule B2, puis Affichage, Figer les volets, Figer les volets : tout ce qui est au-dessus et à gauche de B2 reste fixe.

Le même bouton propose ensuite de libérer les volets.

Insérer ou supprimer une ligne. Insérer une ligne au milieu d'un tableau ne casse rien : les formules suivent, et une somme sur B2:B9 devient une somme sur B2:B10 si la ligne arrive à l'intérieur de la plage. Deux cas demandent de l'attention. Une ligne insérée au-dessus de la première ligne de la plage, ou ajoutée sous la dernière, reste en dehors : la somme ne la compte pas. Et supprimer une cellule qu'une formule désigne à elle seule remplace la référence par #REF! : la formule a perdu son ingrédient, et Ctrl + Z tout de suite est le seul retour simple.

Dans Excel
  1. Cliquer sur le numéro de la ligne (ou la lettre de la colonne) pour la sélectionner entière.
  2. Clic droit, Insérer : la nouvelle ligne s'insère au-dessus, la nouvelle colonne à gauche.
  3. Clic droit, Supprimer : la ligne disparaît et le tableau remonte.
  4. Relire ensuite la plage des totaux voisins, en sélectionnant leur case.

Prolonger une série. La poignée de recopie, le petit carré en bas à droite de la cellule sélectionnée, ne sert pas qu'aux formules, que le chapitre 3 recopie avec elle. Tirée depuis des données, elle prolonge une série : deux cellules 1 et 2 donnent 3, 4, 5, et 5 et 10 donnent 15, 20, 25, parce que c'est l'écart qui se répète. lundi donne mardi, mercredi ; janvier donne février, mars ; Poste 1 donne Poste 2, Poste 3. Un nombre seul, en revanche, se recopie à l'identique : 1, 1, 1.

Dans Excel
  1. Saisir les deux premières valeurs, par exemple 1 en A2 et 2 en A3, et les sélectionner toutes les deux.
  2. Attraper la poignée de recopie, en bas à droite de la sélection, et la tirer vers le bas.
  3. Relâcher : la série se prolonge. Le petit bouton qui apparaît au coin propose Copier les cellules ou Incrémenter une série, si le tableur n'a pas deviné juste.

Le remplissage instantané. Un export de logiciel de maintenance livre souvent une colonne comme « TCN-01 Tour CN atelier B », où le code et la désignation sont collés. Le remplissage instantané sépare ce genre de colonne par l'exemple : on tape à côté le résultat voulu pour la première ligne, et Excel devine le motif pour les suivantes. Deux précautions. Le résultat est une valeur figée, pas une formule : si la colonne d'origine change, rien ne suit. Et Excel devine : une ligne atypique, un code plus long ou un espace en trop, peut être mal découpée sans rien signaler.

Dans Excel
  1. Dans la colonne voisine, taper le résultat attendu pour la première ligne, par exemple TCN-01, et valider.
  2. Appuyer sur Ctrl + E, ou onglet Données, Remplissage instantané : la colonne se remplit.
  3. Faire défiler et relire le résultat avant de s'en servir.
Vérification rapideon peut se reprendre

1.Pour garder visibles la ligne 1 et la colonne A pendant le défilement, on sélectionne avant de figer…

2.Une formule qui désignait B4 affiche soudain #REF!. Que s'est-il passé ?

3.Deux cellules contenant 5 et 10, sélectionnées ensemble et tirées vers le bas, donnent…

Les raccourcis qui servent vraiment

RaccourciEffet
Ctrl + Senregistrer
Ctrl + Zannuler la dernière action
Ctrl + C / Ctrl + Vcopier, coller
Ctrl + Alt + Vcollage spécial, dont « Valeurs »
F2modifier la cellule sans l'effacer
F4répéter la dernière action, ou basculer les $ dans une formule
Ctrl + 1ouvrir le format de cellule
Ctrl + Hrechercher et remplacer
Ctrl + Eremplissage instantané
Ctrl + flèchealler au bout du bloc de données
Alt + Entréepasser à la ligne dans une cellule
Ctrl + ;insérer la date du jour

Le plus utile de ces raccourcis est le collage spécial en valeurs. Copier une colonne de formules et la coller ailleurs recopie les formules, dont les références se décalent, ce qui donne souvent n'importe quoi ; le collage en valeurs ne colle que les résultats, définitivement figés. C'est ce qu'il faut faire pour envoyer un extrait à quelqu'un, pour archiver un état à une date donnée, ou pour casser volontairement une dépendance devenue gênante. Le geste est irréversible sur ce qui a été collé : les formules d'origine n'y sont plus.

Dans Excel
  1. Sélectionner les cellules et les copier avec Ctrl + C.
  2. Cliquer sur la case d'arrivée, puis Ctrl + Alt + V : la boîte Collage spécial s'ouvre.
  3. Cocher Valeurs, puis OK.

Par le ruban : onglet Accueil, flèche sous Coller, Collage spécial. Dans les versions récentes de Microsoft 365, Ctrl + Maj + V fait le même travail en un seul geste.

Vérification rapideon peut se reprendre

1.À quoi sert le collage spécial en valeurs ?

2.Que fait Ctrl + Maj + flèche vers le bas ?

Enregistrer et organiser

  • Nommer les feuilles : un double-clic sur l'onglet. « Feuil1 » ne dit rien à personne, pas même à celui qui l'a créée trois semaines plus tôt.
  • Un classeur, un sujet. Mieux vaut plusieurs feuilles dans un classeur que quinze fichiers dont on ne sait plus lequel est à jour.
  • Le format .xlsx est le format normal. Le format .csv ne conserve ni formules, ni mise en forme, ni feuilles multiples : il ne sert qu'à échanger des données brutes.
Dans Excel
  1. Onglet Fichier, Enregistrer sous, ou la touche F12.
  2. Choisir le dossier, puis dans la liste des types de fichier, Classeur Excel (*.xlsx).
  3. Nommer le fichier, puis Enregistrer.

Sur un fichier rangé dans OneDrive, la commande du menu Fichier s'appelle Enregistrer une copie.

Enregistrer en CSV détruit le travail
Un fichier .csv ne contient que du texte séparé par des points-virgules. Aucune formule, aucune couleur, une seule feuille.
Enregistrer un classeur en CSV et le rouvrir donne donc un fichier où tous les calculs ont été remplacés par leurs résultats, et où les autres feuilles ont disparu. Le tableur prévient, par un avertissement que presque personne ne lit.
Le CSV a son usage, qui est d'échanger des données avec un autre programme. Ce n'est jamais un format de travail.
Vérification rapideon peut se reprendre

Le format .csv conserve…

Mettre en pratique

Une colonne de montants affiche un total inférieur à ce qu'on attendait. Par quoi commencer ?

Par regarder l'alignement des valeurs, avant toute autre chose.

SOMME ignore le texte, sans rendre d'erreur ni signaler quoi que ce soit. Une seule valeur collée à gauche au milieu d'une colonne alignée à droite suffit à fausser le total en silence.

Les causes habituelles sont une unité tapée dans la case, un espace parasite, ou un point décimal à la place de la virgule.

Vérification rapide : =NB(plage) compte les nombres et =NBVAL(plage) compte les cellules non vides. Si les deux diffèrent, la différence est le nombre de cases textuelles.

Comment saisir le code article 05-2024 sans qu'il se transforme en date ?

Le faire précéder d'une apostrophe : taper '05-2024.

L'apostrophe ne s'affiche pas dans la cellule et n'entre dans aucun calcul. Elle dit simplement au tableur : « ceci est du texte, ne l'interprète pas ».

L'autre solution, préférable pour toute une colonne, est de la mettre au format Texte avant la saisie. Après coup c'est trop tard : la date est déjà enregistrée sous son numéro de jour, 45 413, et changer le format n'affiche que ce numéro.

C'est un piège classique en génétique, où des noms de gènes comme SEPT2 sont devenus des dates dans des milliers de publications.

Une révision a eu lieu le 15 mars 2024, le contrôle suivant le 29 mai 2024. Combien de jours les séparent, et comment le faire calculer ?

75 jours, par une simple soustraction : les deux dates en A2 et B2, puis =B2-A2.

Le calcul marche parce qu'une date est un numéro de jour : le tableur soustrait en réalité 45 366 de 45 441.

Si la case du résultat affiche une date du début de 1900, rien n'est faux : c'est le nombre 75 sous un habillage de date. Le format Standard, par Ctrl + 1, le rend lisible.

Le .csv d'un enregistreur s'ouvre avec toutes ses mesures collées à gauche. Comment récupérer des nombres ?

D'abord comprendre : l'appareil écrit ses décimales avec un point, et un Excel réglé en français n'y voit pas des nombres. NB rend 0 sur la colonne, NBVAL rend le nombre de lignes.

La voie sûre est de réimporter le fichier par l'onglet Données, en déclarant la virgule comme séparateur de colonnes et des paramètres régionaux anglais pour la colonne des mesures.

La voie rapide, si une seule colonne est touchée et qu'elle ne porte pas de séparateurs de milliers : sélectionner cette colonne seule, puis Ctrl + H pour remplacer le point par la virgule.

Dans les deux cas, la preuve est la même : NB et NBVAL doivent rendre le même nombre. Une moyenne plausible ne prouve rien, puisqu'elle peut porter sur une seule mesure.

Après un ménage dans un tableau, un total affiche #REF! et un autre semble trop faible. Que s'est-il passé ?

Deux accidents différents, dus à deux gestes différents.

#REF! signale qu'une cellule que la formule désignait à elle seule a été supprimée : la référence n'a plus de destination. Ctrl + Z tout de suite la rétablit ; plus tard, il faut réécrire la formule.

Le total trop faible, sans message, vient le plus souvent d'une ligne ajoutée au bord de la plage, au-dessus de la première ou sous la dernière : elle est restée en dehors. Sélectionner la case du total montre sa plage, qu'il suffit d'étendre.

Le tableau structuré du chapitre 4 supprime le second risque : sa plage s'étend d'elle-même aux lignes ajoutées.

Chapitre révisé en octobre 2026 · Une erreur dans ce chapitre ?

Dans la bibliothèque d'exercices