Les polynômes
Ce que ce chapitre apporte7 points
- Déterminer le degré d'un polynôme et l'effet des opérations sur ce degré.
- Utiliser le lien entre racine et factorisation, et déterminer la multiplicité d'une racine.
- Effectuer une division euclidienne de polynômes.
- Factoriser complètement un polynôme dans ℝ et dans ℂ.
- Utiliser les relations entre coefficients et racines pour contrôler ou compléter une factorisation.
- Étudier le signe d'un polynôme à partir de sa forme factorisée.
- Décomposer une fraction rationnelle en éléments simples.
Définitions
Un polynôme est une expression de la forme , où les sont des nombres appelés coefficients. Le degré de P, noté deg P, est le plus grand exposant dont le coefficient est non nul. Le coefficient correspondant s'appelle le coefficient dominant.
Quelques conventions à connaître : un polynôme constant non nul est de degré 0 ; le polynôme nul n'a pas de degré (ou, par convention, ) ; un polynôme dont le coefficient dominant vaut 1 est dit unitaire.
. En revanche , avec une inégalité stricte possible quand les termes dominants se compensent : par exemple , de degré 1.
Deux polynômes sont égaux si et seulement si tous leurs coefficients sont égaux, terme à terme. C'est le principe d'identification, l'outil de démonstration principal du chapitre : d'une égalité entre polynômes, on tire autant d'équations qu'il y a de coefficients.
Racines et factorisation
Un nombre est une racine de P si .
est racine de P si et seulement si P est divisible par , c'est-à-dire s'il existe un polynôme Q tel que , avec .
Chercher une racine évidente
Devant un polynôme de degré 3 ou plus, la première chose à faire est d'essayer les valeurs simples : . C'est ce que les énoncés appellent une « racine évidente », et elle est presque toujours là.
Un critère qui accélère la recherche : si les coefficients sont entiers, toute racine entière divise le terme constant . Pour , on ne teste donc que les diviseurs de 6 : ±1, ±2, ±3, ±6.
✓, on tient une racine.
Reste à évaluer en chaque candidat, et il y a une façon de le faire qui ne calcule aucune puissance : le schéma de Horner. Les coefficients se lisent du plus haut degré au plus bas, et à chaque étape le total courant est multiplié par le point avant d'ajouter le coefficient suivant.
Sur évalué en , dont les coefficients sont :
| Étape | Total avant | Opération | Total après |
|---|---|---|---|
| coefficient 1 | 0 | 1 | |
| coefficient −4 | 1 | −5 | |
| coefficient 1 | −5 | 6 | |
| coefficient 6 | 6 | 0 |
Trois multiplications et quatre additions, contre le calcul de et suivi de quatre produits. Mais le vrai cadeau est ailleurs : les totaux intermédiaires sont exactement les coefficients du quotient , et le dernier total est le reste. Une seule descente de colonne donne donc à la fois la valeur, la réponse à « est-ce une racine », et la division complète.
Division de x³ − 4x² + x + 6 par x + 1. Étape 1 : le quotient reçoit x². On soustrait x³ + x², il reste −5x² + x + 6. Étape 2 : le quotient reçoit −5x. On soustrait −5x² − 5x, il reste 6x + 6. Étape 3 : le quotient reçoit 6. On soustrait 6x + 6, il reste 0. Quotient : x² − 5x + 6. Reste : 0.
Le quotient obtenu est de degré 2 : le discriminant prend le relais, et il donne les deux racines restantes, 2 et 3. La factorisation complète est donc .
Multiplicité
est racine de multiplicité m si avec . On parle de racine simple (m = 1), double (m = 2), triple (m = 3).
Un critère pratique : est racine au moins double si et . Plus généralement, la multiplicité est le rang de la première dérivée qui ne s'annule pas en a.
La multiplicité a une lecture graphique directe : en une racine simple, la courbe traverse l'axe ; en une racine double, elle le touche sans le traverser (elle rebondit) ; en une racine triple, elle le traverse avec un aplatissement.
Les trois cas, côte à côte, sur des polynômes qui ne diffèrent que par la multiplicité de leur racine en 1.
Combien de racines
Un polynôme de degré n a au plus n racines dans ℝ (en comptant les multiplicités).
Théorème de d'Alembert-Gauss : dans ℂ, il en a exactement n, comptées avec leur multiplicité. Tout polynôme se factorise donc complètement en produit de facteurs sur les complexes.
C'est une raison de plus d'avoir travaillé les complexes : dans ℝ, une factorisation peut rester bloquée sur un facteur de degré 2 sans racine ; dans ℂ, elle va toujours jusqu'au bout.
Si P est à coefficients réels et admet une racine complexe , alors est aussi racine, avec la même multiplicité. Les racines non réelles vont donc par paires conjuguées, d'où le fait qu'un polynôme réel de degré impair a toujours au moins une racine réelle.
Le critère se vérifie sur trois polynômes qui ont tous 1 pour racine :
| Polynôme | Multiplicité de 1 | ||||
|---|---|---|---|---|---|
| 0 | 1 | 1 | |||
| 0 | 0 | 2 | 2 | ||
| 0 | 0 | 0 | 6 | 3 |
C'est plus rapide que de factoriser, et cela vaut mieux qu'une phrase à retenir : dériver jusqu'à ce que ça ne s'annule plus, et compter les dérivations.
La division euclidienne
C'est la même mécanique que la division des entiers posée à la main, et c'est l'outil le plus rentable du chapitre. Trois questions du programme s'y ramènent entièrement.
Factoriser. Dès qu'on connaît une racine , diviser par fait tomber le degré d'un cran. Un degré 4 devient un degré 3, puis un degré 2 qu'on traite au discriminant. Sans la division, une racine trouvée ne sert à rien.
Intégrer une fraction rationnelle. On ne sait pas primitiver tel quel, mais la division la réécrit en , dont chaque terme se primitive de tête. C'est le sujet de la dernière section du chapitre.
Décider d'une divisibilité. Le reste répond par oui ou par non, et il se calcule parfois sans poser la division du tout.
Autrement dit, cette section n'est pas une technique parmi d'autres : c'est la charnière du chapitre.
Pour A et B polynômes avec , il existe un unique couple (Q, R) tel que
, avec .
Q est le quotient, R le reste. Quand , on dit que B divise A.
2. Se demander par quoi multiplier le second pour obtenir le premier. La réponse est un monôme : on l'écrit au quotient.
3. Multiplier le diviseur entier par ce monôme, écrire le résultat dessous, en alignant les degrés, et soustraire.
4. Recommencer sur ce qui reste, tant que son degré atteint celui du diviseur.
Ces quatre gestes sont exactement ceux de la division des entiers. La seule différence est qu'on compare des degrés au lieu de comparer des tailles de nombres.
Exemple travaillé. Diviser par .
On procède terme dominant par terme dominant. À chaque étape, on cherche par quoi multiplier le diviseur pour reproduire le terme de plus haut degré de ce qui reste, on l'écrit au quotient, et on soustrait.
Division de x³ − 4x² + x + 6 par x + 1. Étape 1 : le quotient reçoit x². On soustrait x³ + x², il reste −5x² + x + 6. Étape 2 : le quotient reçoit −5x. On soustrait −5x² − 5x, il reste 6x + 6. Étape 3 : le quotient reçoit 6. On soustrait 6x + 6, il reste 0. Quotient : x² − 5x + 6. Reste : 0.
Trois étapes, trois termes au quotient, et un reste nul. La lecture se fait ligne par ligne : divisé par donne , qu'on écrit au quotient ; on soustrait et il reste ; on recommence sur ce reste.
D'où le conseil pour la copie : réserver une colonne par degré y compris pour les degrés absents, et y laisser un blanc. Un dividende comme en a quatre.
Le reste est nul, donc .
À chaque étape, le monôme du quotient est choisi pour que le terme de plus haut degré disparaisse dans la soustraction. Le degré de ce qui reste diminue donc d'au moins un à chaque tour.
Un entier qui décroît strictement ne peut pas décroître indéfiniment : le procédé s'arrête. Et il s'arrête exactement quand le degré du reste est passé sous celui du diviseur, puisque tant qu'il l'atteint, on peut faire un tour de plus.
C'est toute la démonstration du théorème, et elle explique la condition mieux qu'un énoncé : ce n'est pas une contrainte qu'on impose, c'est la raison pour laquelle on s'arrête.
Il reste à factoriser le trinôme : , racines , soit 3 et 2. La factorisation complète est :
Exemple travaillé : le cas général. Le théorème ci-dessus n'exige pas un reste nul, seulement un reste de degré strictement inférieur à celui du diviseur. Divisons par .
Division de x⁴ + 2x² − 3x + 1 par x² − x + 2. Étape 1 : le quotient reçoit x². On soustrait x⁴ − x³ + 2x², il reste x³ − 3x + 1. Étape 2 : le quotient reçoit x. On soustrait x³ − x² + 2x, il reste x² − 5x + 1. Étape 3 : le quotient reçoit 1. On soustrait x² − x + 2, il reste −4x − 1. Quotient : x² + x + 1. Reste : −4x − 1.
Deux remarques, et ce sont les deux difficultés de l'exercice.
Le dividende n'a pas de terme en , et il faut pourtant lui réserver sa colonne : c'est en oubliant ces trous que l'on se décale d'un cran. La figure les laisse en blanc, ce qu'il faut faire sur la copie.
La division s'arrête dès que le reste est de degré 1, inférieur au degré 2 du diviseur. Continuer donnerait un quotient en , qui n'est pas un polynôme : c'est exactement la même règle que pour les entiers, où l'on s'arrête quand le reste est plus petit que le diviseur.
Oublier de changer les signes en soustrayant. On soustrait un polynôme entier, donc tous ses termes changent de signe, pas seulement le premier. Le réflexe qui sauve : écrire la ligne à soustraire entre parenthèses, précédée du moins, exactement comme la figure la présente.
S'arrêter au mauvais moment. Trop tôt, il reste un terme divisible ; trop tard, on fabrique un quotient qui n'est plus un polynôme. Le critère est unique et mécanique : on continue tant que le degré du reste atteint celui du diviseur.
Sur l'exemple, en : à gauche ; à droite ✓. Une seule valeur ne prouve pas l'égalité, mais elle attrape à peu près toutes les erreurs de calcul, et elle coûte dix secondes.
Un contrôle qui coûte trois secondes
Le reste de la division de P par est .
Ainsi, pour savoir si divise P, inutile de poser la division : il suffit de calculer .
La démonstration tient en une ligne, et elle vaut d'être suivie. Écrivons la division par : , où R est de degré strictement inférieur à 1, donc constant. En évaluant en , le premier terme s'annule, et il reste .
La division synthétique : diviser par sans potence
Quand le diviseur est de la forme , la potence entière est inutile : tout le calcul se ramène à une ligne de nombres. C'est le schéma de Horner, et c'est ainsi qu'on divise en pratique.
Exemple travaillé. Divisons par . Posons d'abord la division complète, pour disposer du résultat.
Division de 2x³ − 5x² + 3x − 4 par x − 3. Étape 1 : le quotient reçoit 2x². On soustrait 2x³ − 6x², il reste x² + 3x − 4. Étape 2 : le quotient reçoit x. On soustrait x² − 3x, il reste 6x − 4. Étape 3 : le quotient reçoit 6. On soustrait 6x − 18, il reste 14. Quotient : 2x² + x + 6. Reste : 14.
Le même calcul, en une ligne. On écrit les coefficients du dividende, y compris les zéros des degrés absents, on descend le premier tel quel, puis chaque case s'obtient en multipliant la précédente par et en ajoutant le coefficient du dessus.
| coefficients de P | 2 | −5 | 3 | −4 |
| on ajoute la case de gauche | ||||
| résultat | 2 | 1 | 6 | 14 |
Les trois premières cases sont les coefficients du quotient, , et la dernière est le reste, 14. La potence ci-dessus donne exactement cela.
Le schéma de Horner est donc aussi la façon la plus économique d'évaluer un polynôme : quatre multiplications ici au lieu de six si l'on calculait et séparément. C'est pour cette raison qu'il est employé dans à peu près toutes les bibliothèques de calcul numérique.
Et après une division, on vérifie en développant, ou plus vite en testant une valeur simple, souvent ou , dans les deux écritures.
Relations entre coefficients et racines
Pour un trinôme de racines et :
et
Pour un polynôme de degré 3 de racines :
, ,
Compléter une factorisation : si on connaît deux racines sur trois, la troisième se déduit de la somme sans aucun calcul.
Identités remarquables utiles
Au-delà des trois du lycée, deux formules font gagner beaucoup de temps :
La dernière explique pourquoi 1 est toujours racine de , et sert dès qu'on manipule des racines de l'unité.
Signe d'un polynôme
Une fois le polynôme factorisé, le signe se lit dans un tableau. La règle :
- Placer toutes les racines sur la ligne des x, dans l'ordre croissant.
- Donner le signe de chaque facteur sur chaque intervalle.
- Multiplier les signes colonne par colonne.
Pour un trinôme avec , il y a un raccourci classique : le trinôme est du signe de a à l'extérieur des racines, et du signe contraire entre les racines. Si , il garde le signe de a partout, sans jamais s'annuler.
Décomposition en éléments simples
C'est le pont entre ce chapitre et l'intégration : on ne sait pas intégrer une fraction rationnelle compliquée, mais on sait intégrer .
Une fraction dont le degré du numérateur est strictement inférieur à celui du dénominateur se décompose en somme de fractions à dénominateurs simples, un par facteur de D.
Exemple travaillé. Décomposer .
On cherche et tels que :
La méthode rapide : multiplier par un facteur puis évaluer en sa racine :
- multiplier par et faire : ;
- multiplier par et faire : .
Résultat : .
Contrôle en : à gauche ; à droite ✓
Et l'intégration devient immédiate : .
Exemple travaillé. La fraction a un numérateur de degré 2 pour un dénominateur de degré 1 : la décomposition ne s'applique pas telle quelle. On divise d'abord.
Division de x² par x − 1. Étape 1 : le quotient reçoit x. On soustrait x² − x, il reste x. Étape 2 : le quotient reçoit 1. On soustrait x − 1, il reste 1. Quotient : x + 1. Reste : 1.
La division donne . En divisant les deux membres par :
Le quotient est une partie polynomiale, qui ne se décompose pas et qui s'intègre directement ; seul le dernier terme relève des éléments simples. Toute fraction rationnelle s'écrit ainsi, et c'est la première chose à faire avant toute décomposition.
Reste et quotient, autant de fois qu'il faut
Le reste d'une division par vaut , et ce théorème est su sans être employé : devant la question « quel est le reste », la division se pose quand même, sur quatre lignes et avec les erreurs de signe qui vont avec. Les deux premières questions rendent l'écart de coût visible, les deux suivantes demandent bien la division.
Le reste sans poser la division
Soit .
- Le reste de la division de par
- Le reste de la division de par
- Le coefficient de dans le quotient de la première division
- Le terme constant de ce quotient
Où la démarche dérape
Deux polynômes qui prennent la même valeur en deux points, un raisonnement en trois lignes, et une égalité manifestement fausse.
Deux points ne suffisent pas à un degré deux
Une seule étape est fausse. Désigner laquelle.
On pose et , et l'on remarque que et .
À calculer soi-même
Quatre nombres, tous obtenus sans poser une seule division. Le deuxième est le théorème du reste, qui remplace une division euclidienne entière par une évaluation.
Évaluer plutôt que diviser
- 1.
Pour , combien vaut ?
- 2.
Quel est le reste de la division de ce même par ?
- 3.
La somme des carrés des racines de .
- 4.
Dans la décomposition , combien vaut ?
Exercices type
Factoriser
Racine évidente : ✓
Division par : .
Le trinôme : , racines = 2 et −3.
Contrôle : somme des racines (le coefficient de x² est nul) ✓ ; produit ✓
Diviser par
Le dividende n'a pas de terme en : il faut lui réserver sa colonne et y laisser un blanc.
Division de x⁴ − 3x³ + 2x − 5 par x² + 1. Étape 1 : le quotient reçoit x². On soustrait x⁴ + x², il reste −3x³ − x² + 2x − 5. Étape 2 : le quotient reçoit −3x. On soustrait −3x³ − 3x, il reste −x² + 5x − 5. Étape 3 : le quotient reçoit −1. On soustrait −x² − 1, il reste 5x − 4. Quotient : x² − 3x − 1. Reste : 5x − 4.
On s'arrête sur parce que son degré, 1, est passé sous le degré 2 du diviseur.
Contrôle en : à gauche ; à droite ✓
Pour quelle valeur de m le polynôme est-il divisible par ?
Inutile de poser la division : divise P si et seulement si le reste est nul, et ce reste vaut .
Ce reste est nul pour .
Vérification : pour , , et ✓ La division donne alors , et le trinôme restant a un discriminant : il n'y a pas d'autre racine réelle.
Reste de la division de par
Le reste vaut . Aucune division à poser.
Montrer que 2 est racine double de
✓
, donc ✓
2 est donc racine au moins double. Comme , la dernière racine se lit sur le produit : , donc et .
Factoriser dans ℝ puis dans ℂ
Dans ℝ, on s'arrête là : n'a pas de racine réelle. C'est la factorisation complète sur ℝ.
Dans ℂ, , d'où :
Quatre racines pour un degré 4, conformément à d'Alembert, et les deux racines non réelles sont conjuguées.
Signe de
Racines : −1 (simple), 2 (double), 3 (simple).
Le polynôme change de signe en −1 et en 3, mais pas en 2. Le coefficient dominant est positif, donc P est positif au-delà de 3.
| x | −∞ | −1 | 2 | 3 | +∞ |
|---|---|---|---|---|---|
| P(x) | + | 0 − | 0 − | 0 + |
Autrement dit : positif sur , négatif sur (en s'annulant au passage en 2 sans changer de signe), positif sur .
Décomposer
Forme cherchée : .
- ×, puis :
- ×, puis :
Contrôle en : à gauche ; à droite ✓
La méthode sur feuille
- Compter le degré : il dit combien de racines chercher.
- Tester les racines évidentes : 0, 1, −1, 2, −2, puis les diviseurs du terme constant.
- Diviser par pour chaque racine trouvée. Le degré baisse d'un cran à chaque fois, et le schéma de Horner suffit : la potence complète n'est utile que pour un diviseur de degré 2 ou plus.
- Arrivé au degré 2, passer au discriminant.
- Contrôle avec les relations coefficients-racines : somme et produit. C'est immédiat et ça attrape presque toutes les erreurs.
- Pour un signe, factoriser d'abord, puis faire le tableau, en tenant compte des multiplicités paires, qui ne changent pas le signe.
- Pour une fraction rationnelle, vérifier d'abord les degrés, diviser si besoin, puis décomposer.
1.. Que peut-on en déduire ?
2.Un trinôme du second degré a un discriminant strictement négatif. Que peut-on dire de son signe sur ℝ ?
3.En divisant un polynôme de degré 5 par un polynôme de degré 2, quel est le degré du reste ?
4. et sont de degré 3. Quel est le degré de ?
Synthèse
- Degré : ; pour une somme, l'inégalité peut être stricte.
- Deux polynômes sont égaux ⟺ tous leurs coefficients le sont (identification).
- racine ⟺ divise P. Chaque racine fait baisser le degré d'un cran.
- Multiplicité : ⟹ racine au moins double. Multiplicité impaire → changement de signe ; paire → pas de changement.
- Un polynôme de degré n a au plus n racines réelles, et exactement n racines complexes (d'Alembert).
- Coefficients réels ⟹ racines complexes conjuguées deux à deux.
- Division euclidienne : avec . On s'arrête quand le degré du reste passe sous celui du diviseur, et c'est aussi la raison pour laquelle le procédé se termine.
- Le reste de la division par vaut . Le schéma de Horner donne d'un coup ce reste et le quotient, en une seule ligne de nombres.
- Relations racines-coefficients : somme , produit (degré 2). Un contrôle gratuit.
- Éléments simples : vérifier les degrés, puis multiplier par un facteur et évaluer en sa racine.
Mettre en pratique
Le reste sans poser la division, ce que les coefficients savent des racines, et la décomposition qui rend une fraction intégrable.
- Le reste, sans poser la divisionNiveau 2
- Ce que les coefficients savent des racinesNiveau 2
- Décomposer une fraction pour pouvoir l'intégrerNiveau 3