Matrices et systèmes linéaires
Ce que ce chapitre apporte 8 points
- Additionner et multiplier des matrices, et savoir quand le produit est défini.
- Calculer un déterminant d'ordre 2 et d'ordre 3, et interpréter sa nullité.
- Déterminer si une matrice est inversible et calculer son inverse.
- Écrire un système linéaire sous la forme matricielle AX = B.
- Résoudre un système par la méthode du pivot de Gauss.
- Discuter le nombre de solutions d'un système : une, aucune, ou une infinité.
- Résoudre un petit système par les formules de Cramer.
- Trouver les valeurs propres et les vecteurs propres d'une matrice d'ordre 2, et interpréter les directions qu'ils désignent.
Deux parcours s'en servent sans le dire autrement : la matrice d'adjacence d'un graphe, dont les puissances comptent les chemins, et la régression linéaire, dont la solution des moindres carrés est un système linéaire et rien d'autre.
Ce qu'est une matrice
Une matrice de taille est un tableau de nombres à n lignes et p colonnes. Le coefficient situé à la ligne i et la colonne j se note .
L'ordre est toujours lignes × colonnes, et on ne s'en écarte jamais.
Quelques matrices portent un nom : carrée (n = p), nulle (tous les coefficients nuls), identité (des 1 sur la diagonale, des 0 ailleurs), diagonale, triangulaire (tous les coefficients nuls d'un côté de la diagonale).
Ce qu'une matrice fait, plutôt que ce qu'elle contient. Un tableau de nombres ne dit rien. Une matrice carrée d'ordre 2 est une déformation du plan, et ses colonnes sont les images des deux vecteurs de base. Tout le reste du chapitre devient plus simple une fois cette lecture acquise : le produit est une composition de déformations, le déterminant un facteur d'aire, et l'inverse la déformation qui ramène en arrière.
Opérations
Addition et multiplication par un nombre
Coefficient par coefficient, et seulement entre matrices de même taille.
et
Le produit matriciel
C'est l'opération qui n'a rien d'intuitif, et celle qu'il faut maîtriser.
Le produit n'est défini que si le nombre de colonnes de A égale le nombre de lignes de B. Si A est et B est , alors AB est , et
La règle mécanique. Pour obtenir le coefficient en position (i, j) : prendre la ligne i de A et la colonne j de B, multiplier leurs coefficients terme à terme, puis additionner. « Ligne fois colonne » : c'est la seule chose à retenir.
Exemple travaillé. La difficulté de cette règle n'est pas de la retenir, c'est de la faire : disposées côte à côte, la ligne de A et la colonne de B ne se rencontrent nulle part sur la feuille, et l'œil doit tenir deux repérages à la fois.
La disposition ci-dessous supprime ce problème. B est posée en haut à droite, A en bas à gauche, et le résultat vient naturellement en bas à droite : chaque case du produit se trouve alors très exactement au croisement de la ligne et de la colonne qui la fabriquent.
| La colonne de B descend, la ligne de A avance, la case est à leur croisement. | B | 5 | 6 | |
| 7 | 8 | |||
| 1 | 2 | A | ||
| 3 | 4 | |||
(AB)2,1 = 3 × 5 + 4 × 7 = 43
La case mise en évidence est celle de la ligne 2 et de la colonne 1 : on lit la ligne 2 de A, soit (3, 4), la colonne 1 de B, soit (5, 7), et l'on obtient . Cliquer une autre case du résultat pour suivre son calcul.
Elle rend le contrôle des dimensions immédiat, puisque les deux tailles se lisent sur les bords du même rectangle, et elle supprime la faute la plus fréquente du calcul à la main, qui est de glisser d'une ligne ou d'une colonne en cours de route.
Le format du résultat, lui, ne se devine pas : il n'a aucune raison d'être celui des facteurs. Sur un cas rectangulaire, cela saute aux yeux.
| La colonne de B descend, la ligne de A avance, la case est à leur croisement. | B | 7 | 8 | ||
| 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | ||||
| 1 | 2 | 3 | A | ||
| 4 | 5 | 6 | |||
(AB)1,2 = 1 × 8 + 2 × 10 + 3 × 12 = 64
Les deux 3 intérieurs se répondent, c'est ce qui autorise le produit ; les deux extérieurs, 2 et 2, donnent le format du résultat. D'où le contrôle à faire avant tout calcul : écrire , vérifier que les deux nombres du milieu sont égaux, et lire le format du résultat aux extrémités.
- Il n'est pas commutatif. en général, et souvent l'un des deux n'est même pas défini. L'ordre des facteurs est une information, pas un détail.
- Un produit peut être nul sans qu'aucun facteur le soit. On ne peut donc pas « simplifier par A » comme avec des nombres : l'exemple ci-dessous en donne un cas.
- Les identités remarquables ne s'appliquent pas. , et le terme du milieu ne se regroupe pas en .
| La colonne de B descend, la ligne de A avance, la case est à leur croisement. | B | 0 | 1 | |
| 1 | 0 | |||
| 1 | 2 | A | ||
| 3 | 4 | |||
(AB)1,1 = 1 × 0 + 2 × 1 = 2
| La colonne de B descend, la ligne de A avance, la case est à leur croisement. | B | 1 | 2 | |
| 3 | 4 | |||
| 0 | 1 | A | ||
| 1 | 0 | |||
(AB)1,1 = 0 × 1 + 1 × 3 = 3
| La colonne de B descend, la ligne de A avance, la case est à leur croisement. | B | 1 | 1 | |
| 1 | 1 | |||
| 1 | -1 | A | ||
| -1 | 1 | |||
(AB)1,1 = 1 × 1 + -1 × 1 = 0
Le produit est associatif () et distributif sur l'addition. La matrice identité est neutre : .
Transposée
La transposée s'obtient en échangeant les lignes et les colonnes : .
Attention à l'inversion de l'ordre dans un produit : . Une matrice est dite symétrique si . C'est le cas de la matrice d'adjacence d'un graphe non orienté, dont les puissances comptent les chemins.
Pour deux matrices carrées A et B, a-t-on toujours ?
Déterminant
Le déterminant est un nombre attaché à une matrice carrée. Il répond à une seule question, mais essentielle : la matrice est-elle inversible ?
Ordre 2
Le produit de la diagonale descendante, moins celui de la diagonale montante. C'est déjà la règle de Sarrus, sur deux lignes au lieu de trois.
Ordre 3 : la règle de Sarrus
On recopie les deux premières colonnes à droite du tableau. Les six diagonales de trois cases apparaissent alors toutes, sans avoir à sortir du rectangle.
| recopiée | recopiée | |||
|---|---|---|---|---|
| a | b | c | a | b |
| d | e | f | d | e |
| g | h | i | g | h |
+ a × e × i
On additionne les trois diagonales descendantes, de gauche à droite, et l'on soustrait les trois montantes :
Sur des nombres, le total se construit diagonale après diagonale, et le déterminant est simplement la dernière valeur affichée.
| recopiée | recopiée | |||
|---|---|---|---|---|
| 2 | 1 | 1 | 2 | 1 |
| 0 | 1 | 2 | 0 | 1 |
| 4 | 0 | 3 | 4 | 0 |
+ 2 × 1 × 3 = 6
total après 1 diagonale : 6
Développement suivant une ligne ou une colonne
, où est le déterminant obtenu en supprimant la ligne i et la colonne j.
Les signes s'organisent en damier, en commençant par un en haut à gauche :
| + | − | + |
| − | + | − |
| + | − | + |
Inutile de calculer la puissance : on part du coin supérieur gauche et l'on alterne d'une case à l'autre, comme sur un échiquier.
Ce que le déterminant dit
Une matrice carrée A est inversible si et seulement si .
L'interprétation géométrique. La valeur absolue du déterminant est le facteur par lequel la matrice multiplie les aires (ordre 2) ou les volumes (ordre 3). À l'ordre 3, c'est le produit mixte de ses trois colonnes. Un déterminant nul signifie que la transformation écrase l'espace : elle aplatit le plan sur une droite, ou l'espace sur un plan. On perd de l'information, et c'est exactement pour cela qu'on ne peut plus revenir en arrière. La matrice n'est pas inversible.
Trois matrices, trois déterminants, et la même lecture à chaque fois : l'aire du carré teinté.
Deux propriétés utiles : , et . En revanche, .
Inverse d'une matrice
est l'unique matrice telle que .
Pour une matrice , la formule est à connaître par cœur :
La recette parlée : on échange a et d, on change le signe de b et c, on divise par le déterminant.
Exemple travaillé. Pour , , donc :
Contrôle : ✓, et c'est une vérification qu'il faut toujours faire, elle coûte quatre multiplications.
Au-delà de l'ordre 2, on inverse par le pivot de Gauss : on écrit côte à côte et on applique les mêmes opérations aux deux moitiés jusqu'à obtenir .
Exemple travaillé. Inverser , dont le déterminant vaut 1.
La moitié gauche est devenue l'identité : la moitié droite est l'inverse, .
La première descente fait les zéros sous la diagonale, comme pour un système ; la seconde remonte et fait ceux au-dessus. C'est la seule différence avec le pivot ordinaire, où l'on s'arrête à la forme triangulaire. Contrôle sur une case : la ligne 3 de par la colonne 3 de donne ✓
Une matrice carrée a un déterminant nul. Que peut-on en déduire ?
Systèmes linéaires
L'écriture matricielle
Un système comme
s'écrit avec :
Toute l'information est dans A et B ; les lettres x, y, z ne servent plus à rien pendant la résolution. C'est précisément l'intérêt de l'écriture matricielle.
Si A est inversible, la solution est unique et vaut . Mais en pratique on ne calcule presque jamais l'inverse : le pivot de Gauss est plus rapide et plus sûr.
Le pivot de Gauss
Trois opérations laissent l'ensemble des solutions inchangé :
- échanger deux lignes ;
- multiplier une ligne par un nombre non nul ;
- ajouter à une ligne un multiple d'une autre ligne.
On les enchaîne pour faire apparaître des zéros sous la diagonale, jusqu'à obtenir un système triangulaire qu'on résout de bas en haut.
On travaille sur la matrice augmentée , c'est-à-dire le tableau des coefficients avec la colonne du second membre ajoutée à droite.
Exemple travaillé sur le système ci-dessus. Avancer d'une étape à l'autre : à chaque fois, l'opération est écrite en dessous, la ligne qu'elle modifie est en orange, et la ligne du pivot dont elle se sert est en vert. Cette dernière ne change pas, ce qui est la source d'erreur la plus fréquente : on croit avoir consommé le pivot alors qu'il reste disponible pour la ligne suivante.
| x | y | z | second membre | |
|---|---|---|---|---|
| L1 | 2 | 1 | -1 | 8 |
| L2 | -3 | -1 | 2 | -11 |
| L3 | -2 | 1 | 2 | -3 |
matrice augmentée de départ
Les deux premières opérations font les zéros de la première colonne, avec le pivot 2 ; la troisième fait celui de la deuxième colonne, avec le pivot 1/2. La matrice est alors triangulaire et la remontée donne la solution, affichée à la dernière étape.
Éliminer soi-même
| L1 | -3 | 0 | -4 | 17 |
| L2 | -1 | 2 | -2 | 5 |
| L3 | -3 | -4 | -1 | 15 |
Quel multiplicateur k fait apparaître un zéro en colonne 1, ligne 2 ?
Une fraction s'écrit 3/2. Un décimal est accepté s'il est exact, comme 1,5, mais un tiers ne s'écrit pas en décimal. Le signe compte.
Le système est tiré au sort, et un autre s'obtient à la demande : c'est le seul moyen de savoir si l'on a compris le procédé plutôt que retenu une suite de nombres. Ce qui est demandé n'est pas la matrice obtenue mais le multiplicateur, parce que c'est lui qui se trompe : on divise par le pivot et l'on oublie de changer le signe. La matrice, elle, est calculée et affichée, de sorte qu'une erreur ne se propage pas sur trois étapes.
Le détail de la remontée : la dernière ligne donne , donc . La deuxième donne , donc . La première donne , donc .
Contrôle dans la troisième équation d'origine : ✓
Deux réflexes de méthode.
Choisir un bon pivot. Si on peut échanger des lignes pour avoir un 1 en tête, le faire : on s'épargne toutes les fractions.
Écrire l'opération à côté de chaque ligne (). C'est ce qui rend le calcul relisible, et c'est ce qui permet de retrouver l'erreur quand le contrôle final échoue.
Les formules de Cramer
Pour un système carré de petite taille dont le déterminant n'est pas nul, chaque inconnue s'obtient directement par un quotient de deux déterminants.
Si , la solution de est donnée, pour chaque inconnue, par
où est la matrice dans laquelle la colonne a été remplacée par le second membre .
Exemple travaillé. Le système et .
- , non nul : la solution est unique.
- Pour , on remplace la première colonne par : , donc .
- Pour , on remplace la seconde : , donc .
Contrôle dans la seconde équation : ✓
Discuter le nombre de solutions
À la fin du pivot, on lit le résultat sur la dernière ligne non nulle :
| Ce qu'on obtient | Conclusion |
|---|---|
| autant de pivots que d'inconnues | une solution unique |
| une ligne $0 0 0 | kk \neq 0$ |
| une ligne entièrement nulle | une infinité de solutions |
Le lien avec le déterminant, pour un système carré : ⟺ solution unique. Si , c'est zéro ou une infinité, et seul le pivot permet de trancher.
Quand il y a une infinité de solutions, on exprime les inconnues « principales » (celles qui portent un pivot) en fonction des autres, appelées paramètres. Le nombre de paramètres est .
Le rang de A est le nombre de pivots non nuls obtenus à la fin de la méthode de Gauss. C'est le nombre d'équations réellement indépendantes du système.
Valeurs propres et directions invariantes
Tout ce qui précède traite la matrice comme un tableau sur lequel on applique des recettes. Cette section la traite comme ce qu'elle est : une déformation du plan. La question devient alors naturelle, et c'est la plus utile de tout le chapitre.
Un vecteur propre de est un vecteur non nul que la transformation ne fait pas tourner : son image reste sur la même droite. Le facteur d'étirement est la valeur propre associée. Cela s'écrit .
Sur la figure, la matrice étire le plan dans une direction et le comprime dans une autre. Les deux droites en pointillés sont celles qui ne bougent pas : un vecteur posé dessus ressort dessus, plus long ou plus court, jamais ailleurs. Toutes les autres directions, elles, pivotent.
Les trouver, pour une matrice d'ordre 2
Chercher tel que revient à chercher tel que ait une solution non nulle. Or une matrice qui envoie un vecteur non nul sur zéro aplatit le plan : son déterminant est nul.
L'équation caractéristique. Pour une matrice d'ordre deux, det(A moins lambda I) = 0 se développe en lambda au carré moins (trace) lambda plus (déterminant) = 0, où la trace est la somme des deux coefficients de la diagonale. Deux nombres du tableau suffisent donc : sa trace et son déterminant.
Exemple travaillé. Pour , la trace vaut 7 et le déterminant . L'équation devient , dont les solutions sont et .
Deux contrôles gratuits, et il faut les faire : la somme des valeurs propres doit rendre la trace, leur produit doit rendre le déterminant. Ici et .
Les vecteurs propres
Une valeur propre connue, la direction correspondante se trouve en résolvant . Ce système a un déterminant nul, par construction : ses deux équations sont proportionnelles, et une seule suffit.
Exemple travaillé. Pour la même matrice et :
La première ligne donne , soit , et la seconde dit la même chose au facteur près. Un vecteur propre est . Contrôle : ✓
Pour , donne , et . Contrôle : ✓
Un vecteur propre n'est défini qu'à un facteur près : ou conviennent aussi bien que . Ce qui est déterminé, c'est la droite, et c'est elle que la figure trace en pointillés.
Quand il n'y en a pas
Le discriminant de peut être négatif, et il n'existe alors aucune direction invariante réelle. C'est précisément le cas des rotations, et ce n'est pas une curiosité : c'est la raison pour laquelle un système mécanique oscille. Les valeurs propres complexes du système décrivent une rotation dans le plan position-vitesse, et cette rotation est l'oscillation elle-même. Le chapitre sur les oscillations retrouve exactement ce discriminant, sous le nom d'équation caractéristique de l'équation différentielle.
avec A inversible. Quelle est la solution ?
Le déterminant, autant de fois qu'il faut
Le déterminant d'ordre 2 se calcule de tête. Ce qui ne se calcule pas de tête, c'est ce qu'il devient quand la matrice est doublée, élevée au carré ou inversée, et ce sont précisément les trois questions qui tombent.
Le déterminant, et ce qu'il devient
Soit .
- Le coefficient en haut à gauche de , multiplié par
La deuxième question est le piège du chapitre : doubler une matrice double ses deux lignes, et le déterminant est multiplié une fois par ligne. Pour une matrice d'ordre , le facteur est .
Dans un pivot de Gauss, on remplace par . Cette opération change-t-elle les solutions du système ?
La méthode sur feuille
- Vérifier les tailles avant tout produit : colonnes de A = lignes de B, sinon le produit n'existe pas.
- Pour savoir si un système a une solution unique, calculer d'abord le déterminant. Nul → il faudra discuter.
- Pour résoudre, utiliser le pivot de Gauss sur la matrice augmentée, pas l'inverse : c'est plus rapide et moins sujet aux erreurs.
- Choisir les pivots pour éviter les fractions, et noter chaque opération en marge.
- Contrôler toujours : réinjecter la solution dans une équation de départ (de préférence celle qu'on a le moins utilisée), et vérifier après une inversion.
- Pour une infinité de solutions, paramétrer proprement et compter : .
Mettre en pratique
Quatre calculs qui se posent à la main en quelques lignes. Le déterminant d'ordre trois est celui sur lequel on se trompe le plus, et pour une raison mécanique : trois produits, trois signes, et une seule inattention suffit.
Déterminants et systèmes
- 1.
Le déterminant de .
- 2.
Le déterminant de .
- 3.
Le système et . Combien vaut ?
- 4.
Le même système. Combien vaut ?
- 5.
Pour , quelle est la somme de ses deux valeurs propres ?
- 6.
Pour la même matrice, quelle est la plus grande des deux valeurs propres ?
- 7.
Quel est le discriminant de l'équation caractéristique de la rotation d'un quart de tour, ?
Calculer AB et BA pour A = (1 2 ; 0 1) et B = (1 0 ; 3 1)
Les deux produits sont définis, tous deux , et pourtant différents. C'est l'illustration standard de la non-commutativité.
Inverse de A = (3 1 ; 5 2)
, non nul, donc A est inversible.
Contrôle : ✓
Pour quelle valeur de m la matrice (m 2 ; 3 m) est-elle non inversible ?
. Il s'annule pour ou .
Pour ces deux valeurs, la matrice n'est pas inversible ; pour toute autre valeur de m, elle l'est.
Résoudre par Gauss : x + y = 3 et 2x + 2y = 6
donne la ligne 0 0 | 0 : entièrement nulle.
Le système a donc une infinité de solutions : les deux équations disent la même chose. On exprime , et l'ensemble des solutions est .
Le rang vaut 1 pour 2 inconnues : il y a bien paramètre.
Résoudre : x + y = 3 et 2x + 2y = 7
donne 0 0 | 1, c'est-à-dire l'équation .
Aucune solution : le système est incompatible. Géométriquement, les deux droites sont parallèles et distinctes.
Déterminant de (1 2 3 ; 4 5 6 ; 7 8 9)
Par Sarrus :
La matrice n'est donc pas inversible. On le voit d'ailleurs sans calcul : , donc . Les lignes sont liées, le rang vaut 2.
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Conformité des dimensions, produit, et transposition.
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