Étude d'une fonction d'une variable
Ce que ce chapitre apporte7 points
- Déterminer un domaine de définition et calculer des limites, y compris dans les formes indéterminées.
- Reconnaître les asymptotes verticales, horizontales et obliques.
- Dériver n'importe quelle fonction usuelle, un produit, un quotient, une composée.
- Dresser un tableau de variations complet et en déduire les extremums.
- Étudier la convexité avec la dérivée seconde et localiser les points d'inflexion.
- Écrire l'équation d'une tangente et faire une approximation affine.
- Utiliser le théorème des valeurs intermédiaires pour justifier l'existence d'une solution.
Domaine de définition
Avant tout calcul, il faut savoir où la fonction existe. Trois interdits, et ce sont toujours les mêmes :
| Ce qu'on voit | La condition |
|---|---|
| un quotient | |
| une racine carrée | |
| un logarithme |
La racine accepte 0, le logarithme le refuse. Cette seule différence est une source d'erreur classique.
Exemple. est définie pour et , soit sur .
Limites
Une limite répond à la question : « quand x s'approche de a, vers quoi f(x) s'approche-t-elle ? »
Les limites de référence
| En | En | ||
|---|---|---|---|
Les croissances comparées
C'est le résultat qui débloque la moitié des exercices. Il dit qui gagne quand deux infinis s'affrontent :
L'exponentielle écrase la puissance, qui écrase le logarithme.
En :
- (l'exponentielle l'emporte)
- (la puissance l'emporte)
- (l'exponentielle l'emporte encore, elle écrase la puissance)
En , un seul résultat, et il est du même genre :
- (la puissance l'emporte sur le logarithme, même près de zéro)
Ce signe se voit. Les trois fonctions ci-dessous partent presque ensemble, et il suffit d'aller jusqu'à 4 pour que l'écart devienne impossible à représenter sur un même repère.
Le départ, lui, ne prouve rien, et c'est ce qui rend le résultat moins évident qu'il n'y paraît. Avec à la place de , la puissance mènerait très longtemps, jusque vers , et se ferait pourtant rattraper puis distancer sans retour. C'est bien pourquoi la croissance comparée s'énonce comme une limite et non comme une comparaison de valeurs : elle ne dit rien de ce qui se passe avant, seulement de ce qui finit par arriver.
Les formes indéterminées
Quatre, les mêmes que pour les suites : , , , . Elles ne signifient pas « pas de limite » mais « la règle habituelle ne suffit pas ». Les techniques de sortie :
- quotient de polynômes → factoriser par le terme de plus haut degré ;
- différence de racines → multiplier par la quantité conjuguée ;
- exponentielle contre polynôme → croissances comparées ;
- forme en un point → factoriser numérateur et dénominateur par , puis simplifier.
Exemple travaillé. quand . C'est du . On factorise : , qui tend vers 4.
Limite à gauche, limite à droite
En un point interdit, une fonction n'a pas une limite mais deux, et elles diffèrent souvent. On note pour l'approche par la gauche, pour l'approche par la droite.
Le cas d'école est en 0 : et . Dire seulement « la limite est infinie en 0 » ne suffit donc pas à tracer quoi que ce soit. Il faut savoir de quel côté la courbe part vers le haut, et de quel côté vers le bas.
C'est la seule question à se poser, et elle se règle en une ligne de tableau de signes.
Asymptotes
Une asymptote est une droite dont la courbe se rapproche indéfiniment.
- Verticale en : si quand ou quand . La droite est . Un seul côté suffit à l'existence, mais l'étude demande les deux.
- Horizontale : si quand . La droite est .
- Oblique : si quand . La droite est .
Pour trouver une asymptote oblique, on calcule , puis . Autre voie, souvent plus rapide sur une fraction rationnelle : faire la division euclidienne. Par exemple : le terme s'efface à l'infini, donc est asymptote oblique, et on le lit directement.
De quel côté passe la courbe
Savoir qu'une asymptote existe ne dit pas encore de quel côté la courbe l'aborde, et c'est presque toujours la question suivante. On étudie pour cela le signe de la différence .
Sur l'exemple, . Cette différence est positive pour et négative pour : la courbe passe donc au-dessus de son asymptote à droite, en dessous à gauche. C'est exactement ce que montre la figure, et cela se démontre en une ligne.
Continuité
Le mot va servir à chaque étape de la suite, et il vaut mieux le poser maintenant.
f est continue en a si : la limite existe, elle est finie, et elle vaut la valeur de la fonction. Autrement dit, la courbe se trace sans lever le crayon.
Toutes les fonctions usuelles sont continues sur leur domaine : polynômes, quotients, racines, exponentielle, logarithme, fonctions trigonométriques. Les discontinuités qu'on rencontre sont donc presque toujours des fonctions définies par morceaux, ou la partie entière.
La réciproque est fausse, et son contre-exemple est à connaître : est continue en 0, on la trace bien sans lever le crayon, et pourtant elle n'y est pas dérivable. Le taux d'accroissement vaut à gauche et à droite, donc il n'a pas de limite. Graphiquement, la courbe forme un point anguleux et il n'existe aucune tangente.
Dérivée
Le nombre dérivé de f en a est la limite, quand h tend vers 0, de . C'est la pente de la tangente à la courbe au point d'abscisse a, autrement dit la vitesse de variation instantanée de f en a.
Le tableau des dérivées usuelles
| f(x) | f'(x) | f(x) | f'(x) | |
|---|---|---|---|---|
| (constante) | ||||
Les règles de calcul
| Forme | Dérivée |
|---|---|
La composée : on n'oublie jamais le devant. La dérivée de est , pas .
Exemple travaillé. .
C'est un produit avec et , donc et .
Noter la dernière étape : on factorise systématiquement la dérivée. Comme est toujours strictement positif, le signe de f' est celui de , un trinôme dont on lit les racines à vue. C'est cette factorisation qui rend le tableau de signes possible.
Variations et extremums
Sur un intervalle, si alors f est croissante ; si alors f est décroissante ; si s'annule en changeant de signe, f admet un extremum local en ce point.
Le tableau de variations est la synthèse de tout ce qui précède. Sa construction suit toujours le même ordre :
- Écrire la ligne des x, avec les bornes du domaine et les valeurs qui annulent f'.
- Écrire le signe de f' sur chaque intervalle (à partir de la forme factorisée).
- En déduire les flèches de f.
- Reporter les valeurs remarquables : limites aux bornes, valeurs des extremums.
Exemple travaillé, suite. sur , avec .
s'annule en 0 et en 2. Sur , x > 0 et (2−x) > 0 donc f' > 0. Sur , (2−x) < 0 donc f' < 0.
La limite en vaut 0 par croissances comparées. La fonction admet donc un maximum en x = 2, qui vaut .
Sauter ces lignes pour écrire directement le signe de f' est l'erreur qui coûte le plus de points, parce qu'elle est invisible : le tableau a l'air complet, et un seul signe faux fait basculer toutes les flèches qui suivent.
Noter au passage la ligne , qui ne s'annule jamais et reste positive partout. Un facteur de ce genre ne change rien au signe du produit, et c'est précisément pourquoi on le sort de l'étude après l'avoir signalé.
Ces trois figures disent la même chose de trois façons : la tangente horizontale sur la courbe, le zéro sans retournement dans le tableau, et la règle dans l'encadré. Une dérivée qui s'annule signale un endroit à examiner, jamais un extremum à annoncer.
Convexité
La variation dit si la courbe monte. La convexité dit comment elle monte : en s'accélérant ou en s'essoufflant.
f est convexe sur un intervalle si sa courbe est au-dessus de chacune de ses tangentes (elle « tient l'eau », creux vers le haut) ; concave si elle est en dessous (creux vers le bas).
⟺ f convexe. ⟺ f concave. Un point où f'' s'annule en changeant de signe est un point d'inflexion : la courbe y change de courbure.
La définition par les tangentes se comprend en la regardant. Sur la figure ci-dessous, faire glisser le point : la tangente reste toujours sous la courbe, où qu'on la place.
Deux repères visuels de plus : est concave partout, est concave avant 0 et convexe après (point d'inflexion en 0).
La condition est toujours la même, et elle porte sur le changement de signe, jamais sur l'annulation seule.
Exemple travaillé. . et .
est négative avant 0, positive après : f est concave sur , convexe sur , et le point est un point d'inflexion.
La figure ci-dessous porte tout le chapitre en un seul objet. Déplacer le point noir le long de la courbe, à la souris ou avec les flèches du clavier, et lire la valeur de la pente.
Trois choses se lisent sur cette figure, et elles résument les trois sections précédentes. La pente est positive là où la courbe monte. Elle s'annule aux extremums, et c'est le seul endroit où elle change de signe. Et au point d'inflexion, la tangente traverse la courbe au lieu de rester du même côté : c'est exactement ce que dit le changement de signe de .
Tangente et approximation affine
L'équation de la tangente à la courbe au point d'abscisse a est :
Elle se lit sans effort : on part de la hauteur , et on avance avec la pente .
Cette tangente est aussi la meilleure approximation affine de f au voisinage de a :
pour x proche de a
C'est ce qu'on appelle un développement limité à l'ordre 1, et c'est l'idée derrière presque toutes les linéarisations en physique.
Exemple travaillé. Approcher .
On prend et . Alors et , donc .
La valeur exacte est 2,0248…, l'erreur est inférieure à 3 pour 10 000. C'est le principe des approximations et pour x petit, qu'on retrouvera en physique.
Cette précision n'a rien de mystérieux : elle se voit dès qu'on regarde d'assez près. La figure suivante trace et sa tangente en 4 sur une fenêtre resserrée.
Deux conséquences pratiques. L'approximation se dégrade quand on s'éloigne de a, et d'autant plus vite que la courbe est courbée. Et elle est d'un seul côté : ici est concave, sa tangente reste donc au-dessus, et l'approximation 2,025 surestime la vraie valeur 2,0248. On sait ainsi non seulement que l'erreur est petite, mais dans quel sens elle va.
Théorème des valeurs intermédiaires
Si f est continue sur et si k est compris entre et , alors l'équation admet au moins une solution dans . Si de plus f est strictement monotone, cette solution est unique.
La rédaction est très codifiée. Pour montrer que a une solution unique sur , on écrit les trois arguments :
- f est continue sur (elle est dérivable, donc continue) ;
- f est strictement croissante sur (d'après le tableau de variations) ;
- et , donc 0 est bien encadré.
Conclusion : l'équation admet une unique solution dans .
Ce théorème garantit l'existence sans donner la valeur. Pour approcher la solution, on procède ensuite par dichotomie : on coupe l'intervalle en deux, on regarde de quel côté le signe change, on recommence.
Le procédé tient en dix lignes, et son intérêt est qu'il ne demande rien d'autre que le théorème lui-même. À chaque tour, l'intervalle qu'on garde encadre toujours la solution, et sa longueur est divisée par deux.
Exemple travaillé. Résoudre sur . On a et , donc le théorème garantit une solution. À chaque tour, le milieu est évalué, et la moitié où le signe change encore est conservée.
| Tour | Intervalle | Milieu | Moitié gardée | |
|---|---|---|---|---|
| 1 | 0,5 | droite | ||
| 2 | 0,75 | gauche | ||
| 3 | 0,625 | droite | ||
| 4 | 0,6875 | gauche | ||
| 5 | 0,65625 | droite |
La solution est donc entre 0,656 et 0,688 après cinq tours, et vaut à cinq décimales.
C'est le seul procédé de résolution dont le nombre d'étapes soit connu à l'avance, et il ne demande ni dérivée, ni formule de résolution, ni point de départ bien choisi : seulement la continuité et un changement de signe, c'est-à-dire exactement les hypothèses du théorème.
Les deux bornes forment d'ailleurs un couple de suites adjacentes : la borne gauche croît, la borne droite décroît, et leur écart tend vers zéro. La solution est leur limite commune, et l'encadrement vaut à tout rang.
Réduire le domaine d'étude
Avant de calculer quoi que ce soit, une question fait parfois tomber la moitié du travail : la fonction a-t-elle une symétrie ?
f est paire si pour tout x du domaine. Sa courbe est alors symétrique par rapport à l'axe des ordonnées.
f est impaire si . Sa courbe est symétrique par rapport à l'origine.
f est périodique de période T si .
L'intérêt est direct. Une fonction paire ou impaire s'étudie sur seulement, et l'on obtient l'autre moitié par symétrie. Une fonction périodique s'étudie sur un seul intervalle de longueur T.
Quelques cas à reconnaître à vue : , et sont paires ; , et sont impaires ; et ne sont ni l'une ni l'autre.
Attention à la condition préalable : le domaine doit lui-même être symétrique, sinon la question ne se pose pas.
L'homographique, autant de fois qu'il faut
Une fonction du type suit une procédure entièrement fixe : valeur interdite, asymptote horizontale, dérivée à numérateur constant. Ce qui change d'un exercice à l'autre, ce sont les nombres, et ce qui se perd, c'est la dernière ligne.
Lire une homographique de bout en bout
Soit .
- La valeur interdite
- L'ordonnée de l'asymptote horizontale
- Le numérateur de , qui est une constante
- Le nombre d'intervalles sur lesquels la variation s'énonce
La quatrième question n'est pas un calcul, et c'est délibéré : c'est la seule réponse que l'on rédige mal après avoir tout calculé juste.
Où la démarche dérape
Une dérivée nulle partout, un calcul sans une seule erreur, et une conclusion fausse. Le chapitre tout entier tient dans la distinction que cette démonstration ignore.
Une dérivée nulle qui ne rend pas constant
Une seule étape est fausse. Désigner laquelle.
On pose , définie pour tout , et l'on veut trouver sa valeur.
À calculer soi-même
Quatre nombres à trouver sur le papier, avec la dérivée et rien d'autre. Le dernier porte sur la dérivée seconde, celle dont le signe décide de la convexité.
Dériver, puis évaluer
- 1.
Pour , combien vaut ?
- 2.
La même fonction admet un minimum local. Quelle est sa valeur, c'est-à-dire le atteint en ce point ?
- 3.
L'approximation affine de au voisinage de 4 donne quelle valeur pour ?
- 4.
Pour , combien vaut ?
- 5.
Une dichotomie part d'un intervalle de largeur 1. Combien de tours faut-il pour que la largeur descende sous ?
Exercices type
Domaine de
Trois conditions :
- → ou
- (logarithme) → élimine
- → , sans effet ici car on est déjà au-delà de 3
Domaine : .
Limite de en 0
Forme . On reconnaît le taux d'accroissement de la fonction exponentielle en 0 :
Dériver
Forme avec , donc .
Le dénominateur est toujours strictement positif : le signe de f' est celui de x. La fonction décroît sur , croît sur , avec un minimum .
Tangente à au point d'abscisse 1
et , donc .
, soit .
Convexité de
Comme , le signe de f'' est celui de : f est concave sur , convexe sur , avec un point d'inflexion en .
Approcher
Avec et : , .
(valeur exacte : 1,0513).
C'est l'approximation pour x petit, omniprésente en physique.
La méthode sur feuille
L'ordre compte : chaque étape se sert de la précédente, et aucune ne se saute.
- Écrire le domaine avant tout calcul : dénominateur , radicande , argument du logarithme . Le poser sous forme de réunion d'intervalles, c'est lui qui fixe les bornes de toute la suite.
- Tester la parité, à condition que le domaine soit lui-même symétrique : remplacer x par et comparer. Paire ou impaire, l'étude se fait sur la moitié positive et l'autre moitié s'obtient par symétrie.
- Calculer les limites à chaque borne du domaine, et des deux côtés de chaque point interdit. Le côté se lit sur le signe du dénominateur juste avant et juste après le point. Face à une forme indéterminée : terme dominant en facteur, quantité conjuguée, croissances comparées, ou factorisation par pour un .
- Nommer les asymptotes que ces limites imposent : limite infinie en a donne la verticale ; limite finie L à l'infini donne l'horizontale ; sinon calculer puis . Le signe de dit ensuite de quel côté la courbe passe.
- Dériver, puis factoriser f'. Tant que f' n'est pas factorisée, le tableau de signes est impossible : c'est cette étape qui porte tout le travail, pas le calcul de la dérivée.
- Dresser le tableau de variations en autant de lignes qu'il y a de facteurs : la ligne des x d'abord (bornes du domaine et racines de f'), puis une ligne par facteur, puis la ligne de f' comme produit des précédentes, puis les flèches de f.
- Reporter les valeurs remarquables dans le tableau : limites aux bornes et valeur de chaque extremum, calculée et non lue sur un dessin.
- Ne conclure à un extremum que là où f' change de signe. Une dérivée qui s'annule sans changer de signe ne donne qu'une tangente horizontale. Si la convexité est demandée, dériver une seconde fois et appliquer la même règle à f'' : un point d'inflexion exige un changement de signe.
- Tracer en dernier : d'abord les asymptotes en pointillés, puis les points remarquables avec leur tangente , puis la courbe qui relie en respectant les flèches. Le tracé obtenu ne doit contredire aucune ligne de l'étude ; s'il la contredit, c'est l'étude qu'il faut reprendre.
1.Une fonction vérifie . Que peut-on en conclure ?
2.Une fonction peut-elle être croissante et concave en même temps ?
3.Au point d'inflexion d'une courbe, que fait la tangente ?
4. est définie sur , continue, strictement croissante, avec et . Combien l'équation a-t-elle de solutions sur cet intervalle ?
Synthèse
- Domaine : dénominateur ≠ 0, radicande ⩾ 0, argument du log > 0.
- Symétries : paire → axe des ordonnées, impaire → origine. On étudie alors sur la moitié du domaine.
- Continuité : , la courbe se trace sans lever le crayon. Dérivable entraîne continue, jamais l'inverse.
- Limite à gauche et à droite en tout point interdit : c'est ce qui donne le sens des branches, pas la seule existence de l'asymptote.
- Croissances comparées : . C'est ce qui tranche les formes indéterminées mêlant ces familles.
- Formes indéterminées : factoriser le terme dominant, quantité conjuguée, ou factoriser par pour un .
- Asymptotes : verticale (limite infinie en a), horizontale (limite finie à l'infini), oblique ().
- Dérivées : connaître le tableau, et les règles produit , quotient , composée .
- Toujours factoriser f' : c'est ce qui rend le tableau de signes lisible.
- → croissante. f' s'annule en changeant de signe → extremum.
- → convexe. f'' change de signe → point d'inflexion. S'annuler ne suffit pas : a sans inflexion.
- Position par rapport à une asymptote : signe de .
- Dichotomie : après le TVI, elle approche la solution en divisant l'intervalle par deux à chaque tour.
- Tangente en a : , qui sert aussi d'approximation affine.
- TVI : continuité + monotonie + changement de signe → solution unique.
Mettre en pratique
Limites à l'infini, et la pente entre deux points de mesure.
- Le comportement d'une fonction au loinNiveau 2
- La pente entre deux pointsNiveau 2
- Débogage : une pente divisée par la mauvaise choseNiveau 3