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Télécharger et installer Flowgorithm

Ce que ce chapitre apporte 6 points
  • Télécharger et installer Flowgorithm depuis son site officiel.
  • Choisir un contournement sur un Mac ou sous Linux, et savoir ce que chacun coûte.
  • Reconnaître la fenêtre du logiciel et les deux fenêtres qui s'ouvrent à l'exécution : la console et les variables.
  • Exécuter un organigramme d'un trait, puis forme par forme.
  • Enregistrer un organigramme et le rouvrir.
  • Afficher le même programme traduit en Python ou dans un autre langage.

Flowgorithm est un logiciel gratuit qui remplace le code par des formes reliées par des flèches, et qui les exécute. Il a été créé à l'université d'État de Sacramento, et son nom vient de la contraction de flowchart, l'organigramme, et algorithm. La dernière version, la 4.5, date d'octobre 2024.

Ce chapitre installe l'outil et fait le tour de sa fenêtre : télécharger, exécuter un premier organigramme, le suivre pas à pas, l'enregistrer, et voir le même programme traduit dans un vrai langage. Il répond aussi à la question que se posent ceux qui n'ont pas Windows, et qui sont plus nombreux qu'on ne croit.

Et pour ceux qui n'ont pas Windows, ou qui lisent avant d'installer quoi que ce soit : les organigrammes de ce parcours s'exécutent dans cette page. Celui-ci en est un.

Organigramme, tel que l'affiche Flowgorithm
Exécuter comme dans Flowgorithm, en continu ou forme par forme.
MainString messagemessage = "Flowgorithm : premier contact"Output messageEnd

Trois formes entre Main et End, lues de haut en bas. Appuyer sur Exécuter : le texte apparaît dans la console, comme dans le logiciel.

Ce qu'est le logiciel, en cinq faits

Prixgratuit, sans compte ni inscription
SystèmeWindows uniquement
Version4.5, publiée en octobre 2024
Langues de l'interfaceplus de trente, dont le français
Traduction du programmeune trentaine de langages, dont Python, Java, C++, C#, JavaScript, PHP, Ruby et Swift

Deux graphies circulent, et les deux mènent au même endroit. Le logiciel s'appelle Flowgorithm, sans « e » final : c'est le nom de son site officiel, et celui qu'il faut taper pour le trouver. La forme française Flowgorithme désigne le même outil. Le dessin qu'il produit se nomme organigramme, ou algorigramme dans certains manuels : deux mots, une seule chose, une suite de formes reliées par des flèches.

Le logiciel en français

L'interface existe en français, et la langue se choisit dans le logiciel lui-même, pas au téléchargement : un seul installateur sert à toutes les langues. Le réglage s'ouvre par la touche F3 (Change Language) ou par le bouton de traduction de la barre d'outils ; le code de la langue en cours, EN pour l'anglais, s'affiche en bas à droite de la fenêtre.

La traduction ne s'arrête pas aux menus : elle change aussi le texte écrit dans les formes. Le manuel italien que cite le site officiel montre ainsi un organigramme où Main est devenu « Inizio », End « Fine » et Output « Scrittura ». Le dessin et la couleur des formes, eux, ne changent pas.

Ce cours emploie les noms anglais (Main, End, Declare, Input, Assign, Output…), qui sont ceux de l'interface par défaut, de la documentation officielle et des figures. Laisser le logiciel en anglais permet de retrouver chaque figure à l'identique. Passé en français, il affiche d'autres noms : il faut alors reconnaître chaque forme à son dessin et à sa couleur, et le chapitre suivant donne, pour chacune, son nom anglais et ce qu'elle fait.

Télécharger et installer

Le téléchargement se fait sur flowgorithm.org, sur la page Download. Le fichier obtenu, Flowgorithm-Setup.zip, est une archive ZIP qui contient deux fichiers : setup.exe et un installateur .msi. Il faut d'abord extraire l'archive (clic droit, « Extraire tout »), puis lancer setup.exe depuis le dossier extrait : lancé depuis l'archive sans l'extraire, il risque de ne pas trouver le fichier .msi qui l'accompagne. L'installateur pose ensuite quelques questions sans importance, et le logiciel apparaît dans le menu Démarrer.

Il n'y a ni licence à acheter, ni compte à créer, ni version limitée dans le temps. Le logiciel est distribué gratuitement par son auteur.

À la première ouverture, la fenêtre montre un programme vide : deux formes reliées par une flèche, Main qui marque le début et End qui marque la fin. Tout le programme se construit entre les deux.

Sur un Mac, ou sous Linux

La page de téléchargement ne propose que des fichiers pour Windows : l'installateur, le logiciel seul sans installateur, et une ancienne version. Il n'existe pas de version pour macOS ni pour Linux, et il n'en est pas annoncé. Trois contournements existent, et ils ne se valent pas.

Une machine virtuelle Windows, avec Parallels ou UTM sur un Mac à puce Apple, VirtualBox sur un Mac à processeur Intel ou sous Linux, où le gestionnaire de machines virtuelles de la distribution convient aussi. C'est la solution la plus sûre : le logiciel tourne sur le système pour lequel il est écrit, sans surprise. Elle demande une licence Windows et quelques gigaoctets de disque. Sur un Mac Intel, Boot Camp fait la même chose sans virtualisation, et il n'existe pas sur les Mac à puce Apple.

Une couche de compatibilité. Wine exécute des programmes Windows sans Windows. Sous Linux, il s'installe par le gestionnaire de paquets de la distribution. Gratuit, mais capricieux : les comptes rendus publics rapportent que toutes les versions de Flowgorithm n'y fonctionnent pas, et qu'il faut parfois se rabattre sur une version ancienne pour obtenir une fenêtre qui s'ouvre. Sur un Mac, cette voie n'est plus praticable : Homebrew, qui fournissait Wine, a désactivé ses paquets Wine le 1er septembre 2026, faute de passer le contrôle de sécurité de macOS. CrossOver, une version commerciale de Wine, existe encore, sans garantie que Flowgorithm y tourne. Sur un Mac, restent donc la machine virtuelle et la solution suivante.

Ce site. Les organigrammes des chapitres de ce parcours s'exécutent dans le navigateur, avec les mêmes formes, les mêmes couleurs et le même pas à pas que le logiciel. Seuls ceux des exercices restent immobiles, pour ne pas donner leur réponse d'un clic. Les figures s'exécutent, saisies comprises, mais ne se modifient pas : quand un chapitre envisage une autre version d'un programme, il demande d'en prévoir le résultat, ou renvoie au logiciel. Le cours se lit donc et ses figures s'exécutent sur n'importe quel système, sans rien installer.

Ce que la troisième solution ne remplace pas. Lire, exécuter, suivre pas à pas, voir les variables changer, prévoir ce que donnerait une autre version : tout cela se fait ici.
Construire librement son propre organigramme à la souris, le modifier, l'enregistrer en .fprg et le transmettre : cela demande le logiciel, donc Windows, une machine virtuelle ou Wine. Un organigramme à transmettre suppose donc l'un des deux premiers contournements ; apprendre les notions, non.

Vérification rapideon peut se reprendre

1.Sur quel système Flowgorithm fonctionne-t-il ?

2.Combien coûte le logiciel ?

La fenêtre du logiciel

Le logiciel s'ouvre sur l'organigramme, qui occupe la plus grande partie de l'écran : c'est le programme. Au-dessus, une barre de menus (File, Edit, Appearance, Program, Tools, Help), puis une barre d'outils dont les premiers boutons servent le plus : ouvrir, enregistrer, puis ceux de l'exécution, à commencer par un triangle vert.

Deux autres fenêtres s'ajoutent pour l'exécution, séparées de la première.

  • La console (Console, touche F10) reçoit ce que le programme affiche et ce que l'utilisateur saisit. Elle les présente comme une conversation de messagerie, dans des bulles aux couleurs des formes : la saisie en bleu, comme la forme Input, la sortie en vert, comme la forme Output.
  • La fenêtre des variables (Variable Watch, touche F9) montre chaque variable et sa valeur. Le type ne s'y écrit pas : il se lit à la couleur de l'en-tête de la variable, bleu pour les entiers, violet pour les réels, rouge pour les textes, bleu-vert pour les booléens. C'est elle qui rend le pas à pas utile : on voit la valeur changer au moment où la forme s'exécute.

La touche F2 (Layout Windows) range les fenêtres côte à côte, pour tout voir à la fois.

Sur cette page, la console et les variables apparaissent sous la figure dès qu'elle s'exécute. Les formes y ont les couleurs du logiciel ; la console, elle, affiche la saisie en bleu et la sortie en gris, et c'est la valeur de chaque variable qui porte la couleur de son type.

Organigramme, tel que l'affiche Flowgorithm
Exécuter comme dans Flowgorithm, en continu ou forme par forme.
MainInteger cartonsInteger bouteillesParCartonInteger totalInput cartonsInput bouteillesParCartontotal = cartons * bouteillesParCartonOutput "Bouteilles à expédier : " & totalEnd

Un programme de quai d'expédition, exécuté ici même. Appuyer sur Exécuter, saisir 8 puis 12, et lire le résultat dans la console. Le bouton « Pas à pas » avance d'une forme à la fois.

À manipuler
Exécuter la figure ci-dessus avec 8 cartons de 12 bouteilles, puis recommencer avec le bouton « Pas à pas » : la forme en cours se surligne, et la fenêtre des variables se remplit une ligne à la fois.
Relancer ensuite en saisissant 0 carton. Le programme n'est pas faux pour autant : il répond ce qu'on lui a demandé de calculer, et c'est au concepteur de décider si ce cas mérite un message.

Exécuter, et exécuter lentement

Deux commandes suffisent pour tout le parcours. Sur cette page, ce sont les boutons « Exécuter » et « Pas à pas » ; dans le logiciel, elles portent leur nom anglais.

Exécuter (Run : le triangle vert de la barre d'outils, le menu Program ou la touche F5) déroule le programme d'un trait. C'est ce qu'on fait pour vérifier un résultat.

Pas à pas (Step : le bouton qui suit le triangle vert, ou la touche F6) avance d'une forme à la fois, en surlignant celle qui s'exécute. C'est ce qu'on fait quand le résultat est faux : la valeur fautive apparaît dans la fenêtre des variables, sur la forme qui l'a produite, et non trois formes plus loin.

Deux commandes voisines complètent la barre : Pause (F7) suspend une exécution en cours, Stop (F8) l'arrête.

Le pas à pas n'est pas une option pour débutants. C'est l'outil de diagnostic du programmeur, et il existe dans tous les environnements de développement sérieux, sous le nom de débogueur.
Un programme faux se répare en regardant les valeurs au moment où elles changent, jamais en relisant le dessin en espérant voir la faute.

Enregistrer, rouvrir, transmettre

Les deux premiers boutons de la barre d'outils, ou le menu File, rouvrent (Open) et enregistrent (Save) un organigramme. Il s'enregistre dans un fichier d'extension .fprg. C'est un fichier texte au format XML : un éditeur de texte l'ouvre et y montre chaque forme sous la forme d'une balise, par exemple <assign variable="total" expression="cartons * bouteillesParCarton"/>. Mais seul Flowgorithm sait le dessiner et l'exécuter.

Pour transmettre un organigramme, c'est donc ce fichier qu'on envoie. Pour l'illustrer dans un rapport, le logiciel sait l'exporter en image, au format PNG ou SVG, et c'est cette image qu'on colle, jamais le fichier lui-même.

Vérification rapideon peut se reprendre

1.Quelle extension porte un organigramme enregistré ?

2.À quoi sert le mode pas à pas ?

Voir le même programme en Python

Le Source Code Viewer, que la touche F12 ouvre, affiche l'organigramme courant traduit dans un vrai langage, à choisir dans une liste d'une trentaine. Python y figure, ainsi que Java, C++, C#, JavaScript, PHP, Ruby et Swift.

Cette fenêtre vaut mieux qu'une curiosité : elle montre, ligne à ligne, ce que devient chaque forme. Un rectangle d'affectation devient une affectation, un losange devient un if, un hexagone devient une boucle. Chaque ligne de code prend la couleur de la forme dont elle vient, et, pendant un pas à pas, la ligne de la forme en cours se surligne en même temps qu'elle. Le dernier chapitre du parcours s'appuie entièrement sur cette correspondance pour passer à Python.

Vérification rapideon peut se reprendre

1.Sur un Mac, quelle solution donne le résultat le plus sûr ?

2.Que montre le Source Code Viewer ?

Chapitre révisé en octobre 2026 · Une erreur dans ce chapitre ?

Mettre en pratique

Le système requis, le format des fichiers, les deux commandes d'exécution, et ce qui reste possible sans Windows.

Tous les exercices sur prise en main