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Validation, protection et macros

Ce que ce chapitre apporte 6 points
  • Empêcher les saisies fausses en amont avec la validation de données.
  • Signaler automatiquement ce qui demande une action avec la mise en forme conditionnelle.
  • Organiser un classeur en trois zones pour qu'il reste juste entre d'autres mains.
  • Protéger les formules sans empêcher la saisie.
  • Situer ce qu'une macro apporte, et ce qu'elle coûte.
  • Reconnaître les signaux qui disent que le tableur n'est plus le bon outil.
La validation des données empêche une saisie fausse, la protection empêche de casser une formule, et une macro rejoue une suite d'actions. Les bases sont posées : données, formules, fonctions, graphiques. Ce dernier chapitre présente ce qui fait passer un fichier du statut de tableau à celui d'outil que d'autres personnes peuvent employer sans le casser. Sécuriser la saisie, signaler visuellement, séparer les données du calcul, et savoir quand un tableur ne suffit plus.

La validation de données

Validation de données

La validation limite ce qu'une cellule accepte : une liste de choix, un intervalle de nombres, une plage de dates, une longueur de texte.

Elle se règle par Données → Validation des données, et se recopie comme une mise en forme.

Corriger en amont coûte cent fois moins cher. Une catégorie saisie tantôt « informatique », tantôt « Informatique », tantôt « info » donne trois catégories là où il n'y en a qu'une. Tous les NB.SI du chapitre 6 comptent alors faux, et silencieusement.
Une liste déroulante supprime le problème à la racine : on ne peut plus taper autre chose que ce qui est prévu.
La bonne façon de la construire est de mettre les valeurs autorisées dans une colonne à part, sur une feuille de paramètres, et de faire pointer la validation dessus. Ajouter une catégorie devient alors une saisie, pas une reconfiguration.
Le message de saisie et l'alerte d'erreur s'y règlent aussi : autant écrire ce qui est attendu plutôt que de laisser deviner.

Vérification rapideon peut se reprendre

Comment garantir qu'une colonne de catégories ne contienne que des valeurs prévues ?

La mise en forme conditionnelle

Mise en forme conditionnelle

Elle applique une couleur, une icône ou une barre selon une règle portant sur la valeur de la cellule. La règle se réévalue à chaque changement.

Trois usages qui servent, et un qui nuit

Signaler un seuil : stock sous le minimum, retard de plus de trente jours, écart supérieur à 5 %.

Repérer les doublons : une règle prête à l'emploi les colore, ce qui remplace un tri manuel.

Comparer d'un coup d'œil avec des barres de données, qui donnent une échelle visuelle directement dans les cellules.

Ce qui nuit : colorier trop. Quand la moitié du tableau est en couleur, plus rien ne ressort et la mise en forme conditionnelle a l'effet exactement inverse de celui qu'on cherchait. Une règle, une couleur, et seulement pour ce qui demande une action.

Une règle qui suit la valeur

Le cas le plus simple compare la cellule elle-même à un seuil, avec le même critère qu'un NB.SI : <0, <=7, >100. On le règle par Accueil → Mise en forme conditionnelle → Règles de mise en surbrillance des cellules.

Le planning de maintenance ci-dessous en porte deux sur la colonne des jours restants : rouge quand la révision est dépassée, orange quand elle tombe dans la semaine. La légende sous la feuille rappelle chaque règle et compte les cellules qu'elle colore.

B2fx
ABCD
1MachineJours depuis la révisionPériodicité (jours)Jours restants
2Tour CN 1129078
3Tour CN 286904
4Fraiseuse 5 axes6460-4
5Presse plieuse15018030
6Compresseur25305
7Pont roulant17018010
8Scie à ruban4030-10
9    
  • D2:D8 : valeur inférieure à 0 (2 cellules)
  • D2:D8 : valeur inférieure ou égale à 7 (2 cellules)

B2 contient la valeur « 12 ». Ce n'est pas une formule : rien ne se recalculera ici.

Deux machines en retard, en rouge, et deux à réviser dans la semaine, en orange. Les couleurs ne sont pas posées à la main : elles se recalculent avec la colonne D. Passer le 12 du tour CN 1 à 85, puis à 95, et regarder sa case changer deux fois de couleur.
À manipuler
Ramener la fraiseuse à zéro jour depuis sa révision, comme au lendemain d'une intervention : son rouge disparaît, et il ne reste que la scie en retard. Puis réduire la périodicité du pont roulant de 180 à 175. Ses 10 jours restants tombent à 5, et la case passe à l'orange sans qu'aucune règle ait été touchée.
Dans Excel
  1. Sélectionner la plage D2:D8, puis onglet Accueil, Mise en forme conditionnelle, Nouvelle règle.
  2. Choisir le type Appliquer une mise en forme uniquement aux cellules qui contiennent, puis Valeur de la cellule et l'opérateur de comparaison voulu, ici une valeur inférieure à 0.
  3. Cliquer sur Format, choisir un remplissage rouge, valider par OK.
  4. Répéter pour la seconde règle (valeur inférieure ou égale à 7, remplissage orange).
Quand deux règles visent la même cellule, la première gagne
Une machine en retard de quatre jours affiche -4. Cette valeur vérifie <0, mais elle vérifie aussi <=7 : les deux règles la réclament. Le tableur tranche par l'ordre du gestionnaire de règles (Mise en forme conditionnelle → Gérer les règles), de haut en bas.
La feuille ci-dessous porte exactement les deux mêmes règles, dans l'ordre inverse. L'orange passe en premier et prend tout ce qui est inférieur ou égal à 7, retards compris. La légende l'avoue : la règle rouge ne colore plus aucune cellule, et les deux machines en retard se confondent avec celles qui ont encore quelques jours.
La règle pratique : la condition la plus grave en haut, la plus large en bas.
D3fx
ABCD
1MachineJours depuis la révisionPériodicité (jours)Jours restants
2Tour CN 286904
3Fraiseuse 5 axes6460-4
4Compresseur25305
5Scie à ruban4030-10
6    
  • D2:D5 : valeur inférieure ou égale à 7 (4 cellules)
  • D2:D5 : valeur inférieure à 0 (0 cellule)

D3 contient la formule =C3-B3, et affiche -4. Les cellules qu'elle utilise sont teintées.

Les mêmes règles, déclarées dans le mauvais ordre. Les retards de 4 et de 10 jours sont orange comme les révisions à venir, et la règle rouge ne colore rien.
Dans Excel
  1. Sélectionner la plage concernée, puis onglet Accueil, Mise en forme conditionnelle, Gérer les règles.
  2. Sélectionner la règle rouge dans la liste, puis cliquer sur Monter jusqu'à ce qu'elle soit au-dessus de la règle orange.
  3. Valider par OK.

La règle placée plus haut l'emporte sur celle qui est plus bas : la plus grave doit passer en premier.

Colorer toute la ligne : la règle par formule

Colorer la seule case du stock ne suffit pas toujours : dans un long tableau, l'œil cherche la ligne, avec le nom de l'article. Un critère simple ne sait pas le faire, puisqu'il ne regarde que la cellule qu'il colore. Il faut une règle par formule : Mise en forme conditionnelle → Nouvelle règle → « Utiliser une formule pour déterminer pour quelles cellules le format sera appliqué ».

La formule s'écrit pour la cellule en haut à gauche de la plage, puis le tableur la recopie sur toutes les autres, exactement comme une recopie vers le bas et vers la droite. D'où son écriture : =$B2<$C2. Le $ devant la lettre fige la colonne, et le 2 laissé libre suit la ligne. Chaque cellule, quelle que soit sa colonne, pose donc la même question : « le stock de ma ligne est-il sous le seuil de ma ligne ? ».

B4fx
ABCDE
1ArticleStockSeuilEn commandeDélai (jours)
2Vis M6x20120050005
3Foret HSS 8 mm14205010
4Plaquette carbure3530015
5Gants anticoupure182503
6Huile de coupe 5 L64107
7Disque à tronçonner404004
8Joint torique 40 mm9010020012
9     
  • A2:E8 : formule =$B2<$C2 (15 cellules)

B4 contient la valeur « 35 ». Ce n'est pas une formule : rien ne se recalculera ici.

Le magasin de l'atelier. La règle =$B2<$C2 colore en rouge les trois lignes dont le stock est passé sous le seuil de réapprovisionnement, soit quinze cellules. Le disque à tronçonner, pile au seuil, reste neutre : la comparaison est stricte.
À manipuler
Sortir dix plaquettes carbure du magasin en passant leur stock de 35 à 25 : toute la ligne rougit. Puis recevoir la commande de forets en portant leur stock de 14 à 64 : la ligne redevient neutre. Remarquer enfin que les cases de la colonne « En commande » rougissent avec le reste de la ligne, alors que cette colonne n'intervient pas dans la formule : c'est le $ qui les fait regarder la colonne B.
Dans Excel
  1. Sélectionner la plage à colorer, ici A2:E8, puis onglet Accueil, Mise en forme conditionnelle, Nouvelle règle.
  2. Choisir le type Utiliser une formule pour déterminer pour quelles cellules le format sera appliqué.
  3. Saisir =$B2<$C2 dans la zone Appliquer une mise en forme aux valeurs pour lesquelles cette formule est vraie.
  4. Cliquer sur Format, choisir la couleur dans l'onglet Remplissage, valider par OK deux fois.
Sans le $, la couleur se décale
Oublier le $ est l'erreur la plus fréquente, et elle ne produit aucun message. La formule =B2<C2 est juste pour la colonne A. Mais recopiée d'une colonne vers la droite, elle devient =C2<D2 en colonne B, =D2<E2 en colonne C, et ainsi de suite : chaque colonne compare deux autres colonnes, qui n'ont rien à voir avec le stock.
La feuille ci-dessous porte cette règle fautive sur les mêmes données. Des cellules s'allument sur des lignes saines (le stock de l'huile de coupe, le seuil des vis) parce que le seuil y est plus petit que la quantité en commande, ou que rien n'est en commande. Seule la colonne A dit encore vrai.
Le symptôme se reconnaît d'un coup d'œil : des couleurs en damier au lieu de lignes entières. L'excès inverse, =$B$2<$C$2, fige aussi la ligne : tout le tableau se colore, ou rien, d'après la seule première ligne.
C6fx
ABCDE
1ArticleStockSeuilEn commandeDélai (jours)
2Vis M6x20120050005
3Foret HSS 8 mm14205010
4Plaquette carbure3530015
5Gants anticoupure182503
6Huile de coupe 5 L64107
7Disque à tronçonner404004
8Joint torique 40 mm9010020012
9     
  • A2:E8 : formule =B2<C2 (10 cellules)

C6 contient la valeur « 4 ». Ce n'est pas une formule : rien ne se recalculera ici.

La même règle sans aucun $. La colonne A est juste, le reste est un damier : en B, la règle compare le seuil à la quantité en commande, en C la quantité en commande au délai.
Dans Excel
  1. Sélectionner la plage de la règle, puis onglet Accueil, Mise en forme conditionnelle, Gérer les règles.
  2. Sélectionner la règle, puis cliquer sur Modifier la règle.
  3. Dans la zone de formule, corriger en =$B2<$C2 : le $ devant la colonne la fige, et la ligne reste libre de varier.
  4. Valider par OK dans les deux boîtes de dialogue.
Vérification rapideon peut se reprendre

1.Un tableau porte deux règles : « valeur inférieure à 0 » en rouge, puis « valeur inférieure ou égale à 7 » en orange. Quelle couleur prend une cellule qui vaut -4 ?

2.Pour colorer toute la ligne d'un article dont le stock (colonne B) est sous le seuil (colonne C), on applique au tableau la formule…

3.Un tableau entièrement colorié par des règles conditionnelles…

Séparer les données du calcul

C'est le principe qui rend un classeur utilisable par quelqu'un d'autre, et il est le plus souvent ignoré.

Trois zones, et rien d'autre.

Les paramètres : les constantes du modèle, chacune dans sa cellule, avec une étiquette à côté. Taux de TVA, objectif, seuil d'alerte, prix unitaire.
Les données : le tableau brut, une ligne par enregistrement, une seule ligne d'en-tête, aucune formule.
Les résultats : les calculs, les synthèses, les graphiques, qui ne contiennent aucune valeur tapée à la main.
La règle qui découle des trois : aucun nombre n'est écrit dans une formule. Chaque constante vit dans la zone des paramètres, et les formules la désignent par une référence absolue.
Le bénéfice se mesure le jour où le taux change : une seule cellule à modifier, et tout suit.

E7fx
ABCDE
1PARAMÈTRES    
2Taux de TVA0,2   
3Remise à partir de500   
4Taux de remise0,05   
5     
6ArticlePrix HTQuantitéTotal HTTotal TTC
7Clavier25,912310,8372,96
8Souris12,540500600
9Écran1495745894
10Total  1555,81866,96
11Remise  77,7993,35
12Net à payer  1478,011773,61
13     

E7 contient la formule =D7*(1+$B$2), et affiche 372,96. Les cellules qu'elle utilise sont teintées.

Un devis complet en trois zones. Les trois paramètres sont en haut, une fois chacun. Changer le taux de TVA en B2 met à jour les cinq totaux d'un coup ; changer le seuil de remise en B3 fait apparaître ou disparaître la remise sans toucher à une seule formule. Le total hors taxes atteint 1 555,80, donc au-dessus du seuil de 500 : la remise de 5 % s'applique, et le net à payer tombe à 1 773,61 toutes taxes comprises.
Aucun nombre dans une formule, sauf s'il est vraiment constant
Dans la feuille ci-dessus, $B$2, $B$3 et $B$4 remplacent trois nombres qui auraient pu être tapés directement.
La différence apparaît le jour où le taux de TVA change : ici, une cellule. Dans la version qui aurait écrit *1,2 partout, il faudrait retrouver chaque formule concernée, sans savoir lesquelles contiennent ce 1,2 et lesquelles contiennent un autre nombre.
Deux exceptions raisonnables : le 1 de (1+taux), qui n'est pas un paramètre mais une opération, et le 2 d'une division en deux qui ne changera jamais.
Le test à se poser : « ce nombre peut-il changer un jour ? ». Si oui, il mérite sa cellule.

Le principe vaut aussi pour les règles de couleur. Une tolérance tapée dans une règle (>0,05) est un nombre caché de plus, et le plus difficile à retrouver de tous, puisqu'il n'apparaît dans aucune cellule. Une règle par formule peut désigner une cellule de paramètres comme n'importe quelle formule, avec une référence absolue.

B3fx
ABCD
1PARAMÈTRES   
2Cote nominale (mm)25  
3Tolérance (mm)0,05  
4    
5PièceMesure (mm)Écart (mm)Verdict
6P-0125,020,02Conforme
7P-0224,97-0,03Conforme
8P-0325,060,06Rebut
9P-04250Conforme
10P-0524,93-0,07Rebut
11P-0625,040,04Conforme
12P-0725,010,01Conforme
13P-0824,99-0,01Conforme
14  Rebuts2
15    
  • A6:D13 : formule =ABS($C6)>$B$3 (8 cellules)

B3 contient la valeur « 0,05 ». Ce n'est pas une formule : rien ne se recalculera ici.

Le contrôle d'un lot de huit pièces, cote 25 mm à plus ou moins 0,05 mm. La tolérance n'est écrite qu'une fois, en B3, et trois choses la lisent : le verdict, le compte des rebuts et la règle de couleur. Deux pièces sont hors tolérance.
À manipuler
Resserrer la tolérance en B3 de 0,05 à 0,03 : la pièce P-06 bascule en rebut, sa ligne rougit et le compte passe à 3, sans qu'une seule formule ni la règle aient été rouvertes. Puis élargir à 0,1 : plus aucune ligne rouge. Revenir à 0,05 et changer la cote nominale en B2 pour 25,02 : P-03 rentre dans la tolérance, P-05 reste seule en rebut, et P-02 tombe pile à la limite, à -0,05, sans être rejetée.
Dans Excel
  1. Sélectionner la plage à colorer, ici A6:D13, puis onglet Accueil, Mise en forme conditionnelle, Nouvelle règle.
  2. Choisir le type Utiliser une formule pour déterminer pour quelles cellules le format sera appliqué.
  3. Saisir =ABS($C6)>$B$3 dans la zone Appliquer une mise en forme aux valeurs pour lesquelles cette formule est vraie.
  4. Cliquer sur Format, choisir la couleur dans l'onglet Remplissage, valider par OK deux fois.
Pourquoi l'écart est arrondi
Une soustraction de décimaux laisse souvent une poussière invisible : 25,05 - 25 ne donne pas exactement 0,05 mais 0,05000000000000071, parce que l'ordinateur ne représente pas 25,05 exactement. Sans l'ARRONDI, une pièce pile à la limite serait déclarée hors tolérance.
Arrondir l'écart à la résolution de l'instrument (ici le millième de millimètre) règle la question une fois pour toutes, et rend la comparaison à la tolérance fidèle à ce que le contrôleur a lu.

Protéger sans bloquer

Verrouiller les formules, laisser les données libres

Un classeur destiné à d'autres se casse toujours de la même façon : quelqu'un écrit une valeur par-dessus une formule, et la colonne cesse de se recalculer sans que personne ne s'en aperçoive.

La parade tient en deux étapes, dans cet ordre. Déverrouiller les cellules de saisie, par Ctrl + 1 puis l'onglet Protection. Puis protéger la feuille, par Révision → Protéger la feuille.

L'ordre compte : toutes les cellules sont verrouillées par défaut, mais ce verrou ne fait rien tant que la feuille n'est pas protégée. Protéger sans avoir déverrouillé les zones de saisie rend le fichier inutilisable.

Un mot de passe est facultatif, et le plus souvent inutile : la protection sert ici à éviter l'accident, pas à interdire l'accès.

Vérification rapideon peut se reprendre

1.Pourquoi ranger un taux de TVA dans une cellule dédiée ?

2.Dans quel ordre protéger une feuille ?

Les macros

Macro

Une macro enregistre une suite d'actions et les rejoue à la demande. Le code produit est du VBA, un langage de programmation, et il reste modifiable.

Ce qu'une macro coûte
Le fichier change de format. Il faut l'enregistrer en .xlsm, et beaucoup d'environnements bloquent ces fichiers par défaut, pour des raisons de sécurité qui sont fondées.
La macro enregistrée est fragile. L'enregistreur mémorise les adresses parcourues, pas l'intention. Insérer une colonne, et la macro travaille sur la mauvaise.
Elle contourne l'annulation. Ce qu'une macro modifie ne se retire pas avec Ctrl + Z.
Avant d'en écrire une, vérifier qu'il n'existe pas déjà une fonction ou un tableau croisé qui fait la même chose. La grande majorité des macros de débutant réimplantent laborieusement RECHERCHEV ou un tri.
Vérification rapideon peut se reprendre

Une macro enregistrée cesse de fonctionner après l'ajout d'une colonne. Pourquoi ?

Quand le tableur ne suffit plus

Cinq signaux qu'il faut changer d'outil
Plusieurs personnes saisissent en même temps. Un tableur partagé finit toujours en « fichier v3 final corrigé (2) ». C'est le travail d'une base de données.
Le fichier dépasse quelques dizaines de milliers de lignes et devient lent à chaque frappe.
Les mêmes données sont recopiées dans plusieurs feuilles. Elles finiront par diverger, et personne ne saura laquelle fait foi.
Il faut savoir qui a modifié quoi et quand. Un tableur ne conserve aucun historique fiable.
Le même traitement se refait chaque semaine à l'identique. C'est un travail de programme, et deux parcours de ce site s'en occupent : Python pour l'automatiser, Bases de données pour ranger ce que le tableur ne sait plus tenir.
Le tableur reste excellent pour explorer, prototyper et communiquer. Il devient un handicap dès qu'il sert de système d'information.
Vérification rapideon peut se reprendre

Quel signal indique qu'il faut quitter le tableur ?

Mettre en pratique

Comment empêcher qu'une colonne de catégories contienne trois orthographes différentes ?

Une liste déroulante par validation de données.

Ranger les valeurs autorisées dans une colonne à part, idéalement sur une feuille de paramètres. Puis, sur la colonne de saisie, appliquer Données → Validation des données → Liste, en pointant cette plage.

Deux bénéfices d'un coup. La saisie devient impossible à rater, et ajouter une catégorie se fait en ajoutant une ligne à la liste, sans reconfigurer quoi que ce soit.

Sans cela, « informatique », « Informatique » et « info » forment trois catégories, tous les NB.SI comptent faux, et rien ne le signale.

Un tableau est entièrement colorié par des règles conditionnelles. Est-ce une bonne chose ?

Non, c'est l'effet inverse de celui qu'on cherche.

La mise en forme conditionnelle sert à faire ressortir ce qui demande une action. Quand la moitié des cellules est en couleur, plus rien ne ressort et l'œil ne sait plus où aller.

La règle pratique : une couleur pour une action. Rouge pour ce qui exige une intervention immédiate, orange pour ce qu'il faut surveiller, et rien du tout pour le reste.

Une bonne mise en forme conditionnelle est celle qu'on ne remarque pas les jours où tout va bien.

Une règle censée colorer les lignes en rupture de stock colore des cases éparses, en damier. Que s'est-il passé ?

Il manque le $ devant la lettre de colonne dans la formule de la règle.

Une règle par formule s'écrit pour la cellule en haut à gauche de la plage, puis se recopie sur toutes les autres. Écrite =B2<C2, elle devient =C2<D2 une colonne plus à droite, =D2<E2 la suivante : chaque colonne compare deux autres colonnes, et les couleurs tombent là où ces comparaisons se trouvent vraies par hasard.

La correction : =$B2<$C2. Le $ fige la colonne, le numéro de ligne reste libre, et toutes les cellules d'une ligne posent la même question sur le stock et le seuil de cette ligne.

Deux $ de part et d'autre, =$B$2<$C$2, seraient l'excès inverse : toute la plage obéirait à la première ligne.

Deux règles se chevauchent : rouge sous zéro jour, orange sous sept jours. Les retards apparaissent en orange. Pourquoi ?

Parce que la règle orange est placée au-dessus de la rouge.

Une valeur de -4 vérifie les deux conditions. Le tableur applique la première règle vérifiée dans l'ordre du gestionnaire de règles, et l'orange, plus large, réclame tout ce qui est inférieur ou égal à 7, retards compris. La règle rouge ne colore alors plus rien.

La correction se fait dans Mise en forme conditionnelle → Gérer les règles, avec les flèches de déplacement : la condition la plus grave en haut, la plus large en bas.

Pourquoi ranger le taux de TVA dans une cellule plutôt que l'écrire dans les formules ?

Pour trois raisons qui se cumulent.

Une seule modification le jour où il change, au lieu d'autant de corrections qu'il y a de formules.

La valeur est visible. Quelqu'un qui ouvre le fichier voit le taux employé, sans avoir à ouvrir une formule.

La feuille devient un modèle interrogeable : changer le taux répond immédiatement à « et si la TVA passait à 5,5 % ? ».

La question à se poser sur chaque nombre est simple : peut-il changer un jour ? Si oui, il mérite sa cellule, et les formules le désignent par une référence absolue.

Dans quel ordre déverrouiller et protéger une feuille ?

Déverrouiller d'abord les cellules de saisie, protéger la feuille ensuite.

Toutes les cellules sont verrouillées par défaut, mais ce verrou ne produit aucun effet tant que la feuille n'est pas protégée. Protéger directement rend donc le fichier entièrement inutilisable.

La marche à suivre : sélectionner les zones où l'on doit pouvoir écrire, Ctrl + 1, onglet Protection, décocher « Verrouillée ». Puis Révision → Protéger la feuille.

Le mot de passe est facultatif et le plus souvent inutile : il s'agit d'éviter l'accident, pas d'interdire l'accès.

Une macro enregistrée fonctionne, puis cesse de fonctionner un mois plus tard. Pourquoi ?

Parce que l'enregistreur a mémorisé des adresses, pas une intention.

Une macro enregistrée retient « aller en D2, écrire ceci, sélectionner D2:D50 ». Insérer une colonne, ajouter des lignes, renommer une feuille, et elle travaille au mauvais endroit.

Le plus gênant est qu'elle ne s'arrête pas forcément : elle fait quelque chose, simplement pas ce qu'il fallait, et Ctrl + Z ne défait rien de ce qu'une macro a modifié.

Deux parades. Rendre la macro robuste en modifiant son code pour qu'il vise des tableaux structurés plutôt que des adresses. Ou, plus simplement, vérifier qu'une fonction ou un tableau croisé ne fait pas déjà la même chose.

À partir de quand faut-il abandonner le tableur ?

Dès qu'un de ces cinq signaux apparaît.

Plusieurs personnes saisissent en même temps : c'est le travail d'une base de données, pas d'un fichier.

Le fichier devient lent, au-delà de quelques dizaines de milliers de lignes.

Les mêmes données sont recopiées dans plusieurs feuilles : elles divergeront.

Il faut un historique de qui a modifié quoi : un tableur n'en conserve pas de fiable.

Le même traitement se refait à l'identique chaque semaine : c'est un travail de programme.

Le tableur reste excellent pour explorer, prototyper et communiquer. Il devient un handicap le jour où il sert de système d'information.

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